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30 gallon marine reef aquarium Jean-louis cuquemelle

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Microrecif est un site consacre a l'aquariophilie marine et plus particulierement aux debutants realisant leur premier aquarium recifal. Ce blog est son complement, mis a disposition pour repondre aux questions precises que vous vous posez, trouver une solution a votre probleme. Vous pouvez aussi poster des commentaires pour donner votre point de vue. Avant d'ajouter un nouveau sujet verifiez que celui-ci n'a pas deja ete traite ou que la reponse ne se trouve pas sur http://microrecif.ovh.org/. Comme le 'post' de message utilise votre service de messagerie, je vous demande un peu de patience avant de voir paraitre la question et la reponse. Soyez certain que je repondrai a toute question relative a l'aquariophilie recifale, en quelques heures ou quelques jours selon ma disponibilite (j'essaye toujours de faire tres vite !). Vous pouvez moderer mes propos en fonction de vos recherches et de votre experience car dans l"aquariophilie recifale mes certitudes sont souvent mises a mal par la realite d'installations donnant satisfaction alors que justement elles ne fonctionnent pas selon mes conseils. Precision : Les echanges restent anonymes sauf si vous souhaitez expressement que votre nom soit cite.

Microrecif le blog : aquariophilie marine et recifale, aquariums d'eau de mer, aquarium recifal.aquarium marin Echange d'information concernant les probleme debutant pour la reussite de l'aquarium. article et documentation FAQ et tutoriel aquariophilie marine eau salee

02 mars 2008

T5, T8 ou HQI, et combien de temps ?

Question
J'allume le matin mon néon bleu avant les autres, et lorsque les blancs s'allument faut-il laisser le bleu ou l' enlever ?
J'ai un éclairage de 3X36w en T8 faut-il rajouter des tubes ?

Réponse
Le cycle complet ‘de base’ est de 12 h puisque les récifs sont situés dans les zones tropicales. Généralement la journée commence par les tubes bleus, puis le HQI ou les tubes blancs sont mis en marche 1 h plus tard. Idem le soir les 'blancs' sont coupés 1 h plus tôt que les 'bleus' pour faire des ‘transitions’. Cette base théorique peut être étendue de +/- 2 heures dans la pratique.
Les tubes bleus doivent rester allumés en permanence car leur spectre (450-460nm) est favorable à l’activité photosynthétique des zooxanthelles (algues symbiotiques des coraux).

La base est d'environ 1 Watt par litre ou 600 Watt par m² de surface à éclairer.

Certains amateurs ne jurent que par le HQI (complétés cependant par quelques T5), d’autres uniquement par une combinaison de T5. Il faut reconnaitre que ces deux technologies sont assez bien adaptées (en attendant les futurs rampes à LED de puissance).

Dans le cas de coraux durs SPS (Acropora, etc.) ou si l’aquarium est profond (supérieure à 50 cm) les HQI semblent donner les meilleurs résultats. Une température de 14000K est une bonne base. Une lampe entre 6500 et 14000K sera complétée par des tubes bleus actiniques, les lampes de température 20000K par des tubes lumière du jour (au moins pour favoriser la vision des couleurs des coraux).

Le T5 est la solution alternative à HQI. Dans le cas de coraux mous ou de LPS il est même peut être préférable d’utiliser les T5. Dans tous les cas il faut favoriser les températures de couleurs comprises entre 10000 et 20000 K par une combinaison de tubes (ou lampes) et prévoir une puissance conséquente (environ 600 W/m² pour une profondeur d’environ 50 cm).

Les coraux mous peu exigeants comme les Actinodiscus et Zoanthus peuvent se satisfaire de tube T8.

Le rendement des différentes technologies est à peu près identique. Le HQI demande une hauteur disponible au-dessus de l’aquarium supérieure. Les rampes T5 recouvrent pratiquement la surface et cette disposition augmente la température (prévoir une bonne ventilation). Les lampes HQI sont à changer tous les ans contre 2 ans pour les T5 qui coutent aussi plus chers à puissance équivalente. La forme de l'aquarium peut également influer le choix car les aquariums très allongés sont plus faciles à éclairer avec des tubes T5 ou T8.

Test des paramètres

Question
Comment mesurer le plus précisement les paramètres chimiques de l'eau ?
Pour le sel, on peut trouver un conductimètre.
Pour la température : le thermomètre digital.
Mais pour tous les autres paramètres, et hormis les tests bandelettes, comment faire ?

Réponse
Pour la mesure de température, il n'ya effectivement aucun problème pour trouver un thermomètre électronique.
Le conductimètre (TDS - résistivité) évalue très bien la salinité. Pour cette mesure le réfractomètre est également précis. Celui-ci mesure l'indice de réfraction proportionnel à la densité (l'appareil est étalonné pour une température d'environ 25°C).
Le taux d'oxygène peut être mesuré par un oxymètre mais il est cependant plus utile de mesurer le pH et éventuellement le potentiel redox (ce dernier tient compte du pH et du taux d'oxygène ou oxydo-réduction). Un simple pH-mètre suffit, il faut cependant choisir des sondes résistantes et capables de mesurer le redox (électrodes de verre pour le pH et de platine pour le redox). L'appareil doit être étalonné périodiquement avec des solutions références. Un pH de 7 doit être affiché si l'on retire la sonde pH et relie par un court-circuit les deux contact de la fiche coaxiale.

Pour les autres paramètres ; nitrates, phosphates, calcium, magnésium, dureté ; il est nécessaire d'utiliser les tests colorimétriques ou photomètriques. Ceux-ci sont souvent manuels et appelés 'kit de mesure' ou 'trousse d'analyse chimique'. Ils peuvent aussi être automatisés, par exemple la société Hanna propose une solution automate photomètre pour l'aquariophilie sous la référence HI 83203. Les bandelettes sont bien moins précises que les réactifs présentés sous la forme de liquides ajoutés en goutte à goutte.

Osmoseur et osmolateur

Question

Pouvez-vous me donner plus d’information sur le fonctionnement entre osmolateur et osmoseur ?
Réponse
Le couplage osmoseur (appareil qui donne une eau douce de bonne qualité) et osmolateur (équipement charger de compenser la baisse de niveau d’eau due à l’évaporation) passe très généralement par une réserve.
La réserve est une cuve en verre ou un bidon en plastique alimentaire. La contenance est calibrée pour satisfaire aux congés d’été (à priori les plus longues absences). Le capteur de niveau de l'osmolateur pilote une petite pompe doseuse de faible débit, idéalement une pompe péristaltique, qui puise l’eau dans la réserve pour l’ajouter dans l’aquarium, éventuellement après passage dans un RAH (réacteur à calcium).
L'osmoseur est mis en marche manuellement pour remplir la réserve avant que celle-ci s'épuise.

Une autre technique consiste à piloter deux électrovannes (pour plus de sureté) et de coupler directement l’osmoseur à la compensation du niveau. Dans ce schéma deux capteurs de niveau pilotent les électrovannes car une panne pourrait avoir des conséquences très fâcheuses.

Dans ces deux solutions il est possible d'ajouter un 'timer' (horloge de programmateur horaire) pour limiter les effets négatifs d'un défaut de capteur ou d'électrovanne. Le temps de mise en service est calculé pour satisfaire la compensation de niveau mais sans mise en marche permanente. Dans le cas d'un RAH en service dans le circuit il est judicieux de ne mettre en marche le système qu'en période nocturne, temps pendant lequelle le pH est le plus bas et favorable à l'assimilation de l'hydroxyde de calcium.

16 février 2008

Les nouilles céramiques

Question
J'aimerai savoir si c'est bon ou pas de mettre les nouilles poreuses comme support à bactéries.

Réponse
Les supports comme les 'nouilles céramiques' sont efficaces pour assurer la ‘nitratation’ bactérienne. C’est une bonne chose mais qui demeure insuffisante pour un aquarium récifal ou la ‘dénitratation’ est particulièrement recherchée. Il faut en conséquence adopter une stratégie efficace sur ce point également.
Aussi il est commun de ne pas utiliser de tels supports et de privilégier les solutions 'complètes' comme celles apportées avec les pierres vivantes et les substrats épais qui assurent parfaitement ce rôle de complétion du cycle de l'azote.

Une technique consiste cependant à faire suivre un filtre bactérien aérobie, tel que celui réalisé par des bio-balles, bouilles céramiques, etc. par un dénitrateur à alcool ou sur soufre. C'est une solution acceptable dans un FO où la production de nitrate est importante, moins dans un aquarium récifal où les pierres vivantes devraient avoir la capacité d'épuration biologique suffisante. Si vous souhaitez ne pas mettre en œuvre un tel système, surtout si vous êtes débutant, je conseille la méthode berlinoise moins complexe à appréhender et à maintenir.

06 février 2008

Kit de filtration Tunze

Question
Je souhaite commencer mon bac récifale qui fait environ 160L brut, qui sera composé de coraux mous et petits poissons/gobies dans un premier temps. La place étant comptée, je souhaite votre avis sur cet élément TUNZE Compact Kit 16 qui sera placé en dessous de l’aquarium. Est-il bien dimensionné pour mon aquarium ?

Réponse
Le bac technique de filtration/osmolation Tunze 16 est effectivement très compact, idéal lorsque la place est comptée, de performances assez modestes, il ne faudra pas surpeuplé l'aquarium en poissons et dans ce cas le choix de la famille des gobies est judicieux, en étant assez homogène. Il convient donc pour cet aquarium. Son prix est généralement dissuasif car il est possible de réaliser sois-même un bac technique équivalent pour un coût plus modeste.

Paramètres chimiques au démarrage

Question
Nous avons démarré depuis 5 semaines un bac de 450 litres bruts, avec la méthode Jaubert. La semaine dernière les tests révélaient :
  • pH 8
  • KH 6
  • Calcium 360 mg/l
  • Nitrite: 0 mg/l
  • Nitrate: 0 mg/l
  • Phosphates: 0 mg/l
Nous avons ajouté selon les quantités indiquées du Buffer et du Calcium afin de remonter KH, PH et calcium dans l'optique d'introduire quelques détritivores. Aujourd'hui voici les résultats des tests :
  • PH : 8,6 (alors que le produit utilisé précise qu'il ne peut pas s'élever au dessus de 8,3)
  • KH : 7
  • Calcium 360 mg/l
  • Nitrite: 0 mg/l
  • Nitrate: 0 mg/l
  • Phosphates: 0 mg/l
Pourquoi le taux de calcium ne monte pas ? Pourquoi le PH est si élevé ?

Réponse
Dans l'hypothèse où le taux de calcium serait remonté par l'ajout d'hydroxyde de calcium (kalkwasser / eau de chaux) il serait possible que le pH puisse dépasser 8,4. L'action du buffer , selon sa composition, peut tendre également à hausser la valeur du pH.
Les concentrations diverses en carbonates, calcium et magnésium font que des interactions (ou réactions voire précipitations) équilibrent les différents constituants. Ainsi un excès de magnésium peut faire chuter le calcium.
La concentration optimale de magnésium est d'environ 1300 mg/l.
En ce qui concerne la salinité globale elle est caractérisée par la densité moyenne qui est d'environ 1025, la fourchette des valeurs acceptables se situe plus largement entre 1023 et 1028.
Il est important de procéder par étapes successives et ne pas intervenir le même jour sur de multiples paramètres. Plutôt prendre le recul de l'effet produit avec des doses réduites d’un seul additif. Ici l'aquarium démarre seulement, un KH de 7 et un taux de calcium de 360 mg/l n'a pas de conséquence fâcheuse. Il est probable, selon le sel et l'eau douce utilisés, que ces valeurs soient normales. Il ne faut se soucier que modérément de ces valeurs un peu basses, mais je le répète, acceptables pour les faire évoluer progressivement à leur valeurs optimales. Un taux de nitrite (NO4) à zéro est une bonne chose, les nitrates (NO3) à zéro est une bonne surprise, mais même si la valeur est de 5 ou 10 mg/l ce n'est pas une catastrophe. Les phosphates (PO4) à zéro est également très bien. Selon moi, les détritivores peuvent être introduits par petits groupes après une baisse du pH et un retour à une valeur inférieure à 8,4.
Plus d'info http://microrecif.ovh.org/valeurs.htm

Population de détritivores

Question
Que me conseillez-vous comme détritivores dans un 120 litres sachant qu'il faut nettoyer le sable également ?

Réponse
La population de détritivores doit recouvrir un 'spectre' le plus large possible pour que les espèces soit en moindre concurrence et que leur action soit la plus étendue possible.
Voici une petite sélection, une base d'environ 20/30 gastéropodes, 10/15 crustacés, 2 échinodermes me semble correct.
  1. Les Petits 'pods' : Isopodes, copépodes, amphipodes, mysis, vers polychètes, ... arrivés avec les roches vivantes, ils sont des auxiliaires indispensables qui se reproduisent naturellement dans l'aquarium. Il ne faut pas réduire leur rôle à un apport de nourriture pour les poissons mais également de les considérer comme des herbivores et détritivores. Si ceux-ci sont absents il est très utile de se procurer des pierres issues d'un refugium abritant ce type d'animaux.
  2. Les gastéropodes : Astrea, Nerita, Cyprea annulus, Oliva, Haliotis, Euplica, Stomatella, Turbo, Tectus, Trochus, Strombus, Cerithium, Nassarius.
  3. Les crustacés : Bernard l'ermite (Clibanarius tricolor), crabes (Mithrax, Trapeziidae / crabes porcelaines, Neopetrolisthes)
  4. Les échinodermes : Ophiures (Ophiolepis superba, Ophiomastix pamalis ou Ophiothrix purpurea) et oursins (Mespilla globulus, Tripneuste Gratilla ou Echinometra mathaei) .
Plus d’info sur ces précieux auxiliaires : http://microrecif.ovh.org/vivant.htm

19 janvier 2008

Qualité du décor en pierres pour Red Sea Max

Question
J'ai acheté un Red Sea Max de 130l tout équipé. Il est en eau depuis 5 semaines. Je viens d'acheter votre livre "Petits aquarium récifaux" et je m'aperçois que j'ai fait pas mal d'erreurs. En fait j'ai été mal conseillé par le vendeur. Il m'a conseillé de mettre de la pierre de roche afin que cela revienne moins cher. J'ai 13 kg de pierres de roche et 10 kg de pierres vivantes alors que vous , vous préconisez de ne mettre que de la pierre vivante (20% du volume du bac). Faut-il que je rajoute de la pierre vivante mais le problème est que je n'ai plus beaucoup de place dans le bac ou alors faut-il que j' enlèEve de la pierre de roche ?
J'ai également mis 7 cm de Red Sea Reef base comme demandé dans le livre de mise en route alors que vous préconisez 2 à 3 cm. Je me demande s'il faut que je refasse tout l'aquarium ?

Réponse
Bien entendu l’idéal est de disposer tout le décor en pierres vivantes, d’arrivage récent, et de provenance réputée, comme l’Indonésie. Cependant si la pierre inerte est de bonne qualité, par exemple celle distribuée par la société ‘Aquaroche’ compatible avec les aquariums marins, il n’y a pas de problème, juste un peu plus de temps pour que la colonisation des pierres soit faite par les petits animaux et plantes. Ici la qualité des véritables pierres vivantes est importante, les organismes survivants vont croitre et à terme vont ensemencer les roches inertes. Si vous constatez déjà la présence de petits vers, copépodes, etc. avec une augmentation des populations c’est très bon signe. Si en revanche tout vous semble inerte, à l’exception d’algues inférieures, il faut songer à retirer une partie des roches inertes pour les remplacer par des pierres vivantes. En ce qui concerne la quantité globale de pierre, celle-ci est bonne et il n’y a pas de raison de modifier la configuration.

Deuxième hypothèse, la pierre inerte n’est pas de bonne qualité, ses propriétés physiques font qu’elle ne sert pas pour la capacité d’auto épuration. Cette présence occupe un volume qui peut être utile de récupérer (pensez que les futurs coraux sont vendus parfois sur des pierres vivantes de bonne taille). Cela ne signifie pas que l’aquarium n’est pas viable, mais cela limite la charge organique acceptable puisque la capacité de filtrage des pierres vivantes n'est pas optimale. Pour simplifier, c’est un facteur réduisant la quantité (nombre et taille) de poissons pouvant être placée dans l’aquarium. Si vous êtes raisonnable et privilégiez les petits organismes, les invertébrés, aux poissons cela peut passer. Par exemple une population limitée à un couple d’Amphiprion ocellaris ou un couple de Pterapogon kauderni et un Nemateleotris magnifica ou encore une association gobie-crevette barbier (par exemple Cryptocentrus cinctus / Alpheus randalli) et un couple d’Elacatinus oceanops. Ces exemples de populations 'light' sont également valables pour la première hypothèse sans avoir la même criticité.

Troisième hypothèse, exclue du fait que les roches sont vendues par un professionnel, une toxicité due à une incompatibilité avec l’eau de mer. Dans ce cas bien entendu, pas de question à se poser, il faut retirer les roches.

Un substrat d’épaisseur 7 cm est favorable à une épuration biologique, aucuns soucis de ce coté mais il faut qu’une équipe d’entretien (les détritivores) soit présente pour assurer la bioturbation.

Votre aquarium est un ‘bébé’ de cinq semaines, il ne faut pas être trop inquiet, la vie se développe par étape. En ce moment l’aquarium ne présente pas son meilleur aspect. Il faut introduire progressivement les détritivores qui vont consommer débris et algues inférieures, faire preuve de patience.

15 janvier 2008

Quel matériel pour un aquarium récifal berlinois ?

Question
Je viens d'acquérir un bac rectangulaire de 110 litres et je voudrais l’utiliser en aquarium récifal de type berlinois. Je voudrais savoir quels matériels me seront nécessaires pour faire aboutir ce projet ?

Réponse
Pour répondre en détail à cette vaste question je vous engage à suivre les recommandations décrites très précisément sur le site http://microrecif.ovh.org qui s’adresse aux débutants en petits aquariums marins récifaux. Un guide au format PDF y est disponible.

Vous pouvez compléter votre formation en consultant :
http://www.reef-guardian.com/modules-guide-debutant.html
http://cyberaqua.free.fr/faq/deb-mer.php
http://www.anemone-clown.fr/guide_debutant.html
http://www.faquamer.net/imprimer.php?type=faq&img=o
http://www.lebacaleon.com/SPIP/spip.php?article23
http://www.recif-france.com/Articles.php
http://www.ocean-passion.com/aquariophilie_marine_et_recifale_article_46_thread_0_0.html
http://www.recifs.org/modules.php?name=Content&pa=showpage&pid=9

Le modèle berlinois est un bon choix pour débuter. C’est également ce que je conseille sur mon site http://microrecif.ovh.org.

Sachez qu’il vous faudra :
  • Des pierres vivantes
  • Un écumeur
  • Un excellent éclairage T5 ou HQI
  • Un bon brassage (pompe de puissance équivalente à 40 fois le volume de l’aquarium)
  • Un osmoseur
  • Un osmolateur
  • Une supplémentation experte
  • Du petit matériel…
  • Et un engagement personnel important.

11 janvier 2008

Mes clowns se baggarent

Question
J'ai un petit soucis avec un second poisson clown latezonatus dans mon nano. Le premier est toujours après lui. Y a t-il quelque chose que je puisse faire pour qu'il le laisse tranquille ?

Réponse

Les Amphiprions spp sont des hermaphrodites protandres, sous ce jargon technique se cache une facilité de la nature à former des couples à partir de deux spécimens d'une même espèce. En effet les hermaphrodites ont la faculté de pouvoir changer de sexe au cours de leur vie, éventuellement plusieurs fois. Protandres signifie que les individus juvéniles sont tous mâles. Cette particularité n'est pas réservé aux Amphiprions spp et se retrouve chez d'autres genres. Le changement de sexe s'effectue ici sous la pression sociale. Dans le cas d’une cohabitation de deux (ou plusieurs) individus, le dominant reste ou devient femelle, le(s) dominé(s) reste(nt) ou devien(nen)t mâle(s).
Pendant la phase ‘d’incertitude’, les joutes sont fréquentes pour affirmer les positions et entrainer le processus de changement de sexe. Une fois le couple formé et la situation définitivement établie, les rapports sont bien plus amicaux bien que la femelle reste dominante. Il est donc très probable ici que les poissons sont des juvéniles ou de même sexe et que les rôles ne soient pas encore clairs, cela devrait rentrer dans l'ordre d'ici une à deux semaines. En attendant il n'y a pas grand chose à faire, il faut laisser les relations s'établir.

Dans un aquarium les Amphiprions spp sont placés par paire et achetés en essayant de choisir soit un couple formé soit des poissons de tailles très différentes, la femelle étant toujours très supérieure pour cela au mâle (environ le double).

Le meilleur choix dans un petit aquarium est Amphiprion ocellaris. Amphiprion latezonatus est de taille un peu supérieure et un minimum de 150 litres est nécessaire pour cette espèce. Le couple ne tardera pas à pondre dans de bonnes conditions et l’élevage des larves est possible dans un aquarium spécifiquement monté pour cela.

04 janvier 2008

Sortie de la compilation 2007

La compilation de la FAQ 2007 est disponible au format PDF :

La FAQ 2007

Tous mes voeux pour cette nouvelle année 2008 !

Jean-Louis Cuquemelle - alias JLC - alias Microrécif

02 janvier 2008

Red Sea Max en refuge algal

Question
J’ai fait l’acquisition d’un aquarium Red Sea Max de 150L Brut. Je suis conscient de ses qualités (aspect, matériel intégré) et défauts (climatisation nécessaire pour l’été, ventilateurs à changer). L’aquarium aurait un décor d’algues et de coraux mous.
Je souhaite mettre un lit d’un mélange de Mineral mud (équivalent de Miracle mud) et de sable d’aragonite extra fin dans le bac d’exposition. Je n’ai entendu parler de personne ne l’ayant fait. Aussi je souhaite votre avis.
  • Le sable d’aragonite favorisera certains paramètres par ses capacités de dissolution.
  • Le Mineral mud permettrait une bonne pousse des caulerpes qui favoriserait la microfaune et la filtration biologique.
Cependant, les algues risquent-elles d’envahir tout le bac ? ou vont-elles rester sur la couche de sable enrichie ?
En effet, je souhaite les faire cohabiter avec des coraux mous (Discosoma, Sarcophyton, etc).

Réponse
Sous réserve de corriger son problème de température, le Red Sea Max correspond bien mieux à un biotope de type lagon/ herbier qu’une pente externe du récif. Le choix d’un tel modèle est donc une bonne idée. Dans votre configuration le Max est complètement traité en refugium algal, ce qui n’est pas dépourvu d’intérêt pour observer et maintenir des animaux comme les Syngnathidés, les Apogon, les gobidés, etc. Cependant un aquarium type ‘lit de sable épais’ n’est pas si évident à réussir.

La pousse d’algues comme les Caulerpa est très rapide et cela même en l’absence de tout substrat, il est donc certain qu’elles vont coloniser rapidement l’espace disponible. Il faudra donc procéder à des coupes d’élagages assez fréquentes (ce qui est bien pour l’exportation des nitrates). Des végétaux comme les phanérogames sont plus adaptées mais ne sont pas facilement disponibles dans le commerce.

La principale difficulté réside dans l’ensemencement en animaux composant la microfaune / macrofaune de détritivores. La diversité de celle dernière est, selon moi, une clé du succès de ce type d’aquarium. En effet la phase de démarrage doit s’accompagner d’une population animale et végétale apte à ne pas laisser trop de place aux algues inférieures. Pour cela il est capital de pouvoir se procurer d’excellentes pierres vivantes et aussi de souches à partir d’aquarium d’autres amateurs. Favoriser la croissance de petits invertébrés, vers, gastéropodes, échinodermes, est essentielle. Il faut aussi préserver les petits animaux de la prédation exercée par les poissons et ne pas détruire l’équilibre installé.

28 décembre 2007

Ecumeur et filtre externe

Voila, je suis en train de me constituer un bac (FO + coraux mous par la suite) de 100 litres (mon premier en eau de mer) et j'ai quelques questions :

Tout d'abord les caractéristiques de celui-ci :
  • cuve de 100 litres donc.
  • pompe de brassage de 1500 l/h (Koralia 1).
  • 15 Kg de pierres vivantes.
  • rampe 4x24w en T5 (2x actiniques et 2x 14 000°.
  • pompe externe EHEIM 440l/h.
Questions
  1. Je voudrais savoir si il est possible de conserver mon filtre extérieur pour éliminer les particules en suspension dans l'eau à conditions d'enlever les mousses et de les remplacer par des bioballes.
  2. Je n'ai pas d'écumeur actuellement, est-il indispensable au début sachant que les premiers coraux arriveront bien plus tard ?
  3. J'envisage d'acheter un Deltec mce600 pour sa compacité et son efficacité d'après les différentes critiques, n'est-il pas sur dimensionné pour 100 litres ?
Réponses
  1. Il est tout à fait possible de conserver le filtre externe. Le plus simple est d’éliminer toutes les semaines les particules capturées avant leur dégradation biologique, cela n’est pas contraignant si le filtre est équipé de robinets de coupures et cela fait également un petit changement d’eau. Pour cela un peu de perlon suffit et est préférable aux Bio-balles. CF Pourquoi pas un filtre externe ?
  2. Si l’objectif est de mettre un écumeur dans le système d’épuration alors oui, il est préférable de l’installer dès la mise en service (installation des Pierres vivantes). Il faut disposer du matériel même si cela retarde le démarrage. Il faut savoir être patient !
  3. L’écumeur Deltec MCE600 est très bien et fonctionne parfaitement avec un 100 litres. Vos capacité d'épuration biologique (PV, absence de lit de sable) fait que l'épuration technologique est indispensable aussi cet écumeur est un bon choix.
Remarque générale : Le schéma de circulation (brassage) est insuffisant. Attendez d’avoir votre écumeur et ajoutez au moins une autre pompe de brassage.

22 décembre 2007

Que faire avec un crabe

Question
J'ai vu dans mon aquarium de 200 l un crabe (2/3 cm, blanc) sur mes pierres vivantes. Peut-il s'attaquer à mes Lysmata spp, à mes escargots ou encore à mon Gobie rayé ? Si oui pouvez vous me donner une méthode radicale pour m'en débarrasser.

Réponse
Les crabes sont opportunistes et omnivores aussi il faut les surveiller. Cependant très peu sont capables de s'attaquer à des crevettes ou poissons. De ce point de vue je vous rassure. Certains font des dégâts auprès des invertébrés sessiles (fixés). D'autres sont parfaitement innocents et d'inoffensifs herbivores. Tous sont de précieux auxiliaires de nettoyage. Aussi je conseille généralement de les conserver par défaut, dans le doute de leur faire bénéficier de la présomption d'innocence et de les condamner que s'ils sont pris en réel flagrant délit (attention ce sont des nécrophages et ils peuvent donner l'illusion de s'en prendre à un animal vivant alors que celui-ci est déjà mourant ou nécrosé). Bien sûr il faut aussi les retirer si l'identification d'une espèce dangereuse ou incompatible avec l'aquarium ne fait aucun doute.
Si la capture s'avère nécessaire la meilleure solution est le piège. La fabrication d'une nasse avec une petite bouteille en plastique est assez simple. Il suffit de couper et retourner la partie supérieure (le goulot) pour former un entonnoir qui rend facile l'entrée et complique la sortie. Un appât attire inévitablement le crabe dans la nasse.

Apparition des algues sur les parois

Question
Pourquoi des algues font leur apparition à un moment donné sur les parois de certains aquariums ?

Réponse
Les algues sont présentes naturellement dans l’aquarium comme toute plante sur terre. Les algues gazonnantes sont au milieu marin ce que peut être l’herbe de nos jardins. Dés que les conditions sont suffisantes à leur épanouissement, elles prolifèrent. Et c’est tant mieux ! Les plantes sont la base de la chaîne alimentaire et sont aussi un facteur essentiel d’équilibre de l’environnement des organismes vivants. Aussi leur apparition n’est pas synonyme de milieu nécessairement dégradé et on peut même se réjouir de voir les algues apparaître dans l’aquarium. Alors pourquoi est-ce un problème ?
Ce devient un ennui lorsque le territoire occupé par les plantes met en péril celui des autres organismes, essentiellement nos invertébrés sessiles. Les plantes sont contenues alors par une série de mesure consistant à :
  • Réduire les apports de nutriments favorables à leur croissance,
  • Extraire les mêmes nutriments par des moyens physiques ou biologiques,
  • Mettre en présence des consommateurs (petits invertébrés herbivores et mêmes poissons) dont la variété d’espèces aura plus surement d’impact,
  • Mettre en compétition les algues entre elles (zooxanthelles, algues supérieures), ou avec des animaux (invertébrés filtreurs, bactéries, …),
  • Reproduire un environnement physique ne favorisant pas les algues inférieures,
  • Optimiser les paramètres physico-chimiques de l’aquarium.
En ce qui concerne plus particulièrement les algues recouvrant les vitres : Les algues inférieures sont robustes et se content de peu, elles apparaissent en premier semblant surgir ‘de nulle part’ car leur croissance fait qu’elles deviennent visibles brutalement. Un petit nettoyage s’impose périodiquement, c’est une corvée incontournable bien que la multiplication de gastéropodes ou le fait qu’avec sa maturité l’aquarium devienne oligotrophe espace un peu les interventions. La mise en circulation du ‘phyto-plancton’ fait à l’occasion du nettoyage des vitres peut même être bénéfique aux petits organismes planctophages.

02 décembre 2007

Décantation et refuge

Question
Le micro récif fait 270 litres brut, c'est un un Pergula 90 à décantation interne. Je souhaiterais installer une décantation externe pour une meilleure capture des sédiments, l'installation d'un RAC, d'un écumeur plus puissant, d'un dénitrateur à bio balles et de pompes péristaltiques, tout en augmentant aussi le volume d'eau de mon bac, ce qui rendra plus stables les paramètres.
J'ai mis des chicanes pour permettre aux sédiments de se déposer (dont une amovible). Une cuve d'eau osmosée sera disposée à côté avec une vanne électromagnétique activant automatiquement l'osmoseur. Une sortie vers un Teco 200 sera disponible en été.
L'installation d'un refuge me paraît aussi intéressant car cela participe à une épuration naturelle qui est encore la plus efficace dans un bac à mon avis. J'ai fait un by-pass dans la décantation pour permettre un passage lent de l'eau dans le refuge. Pourriez-vous me faire des remarques vis-à-vis de ce schéma ?
Réponse
Vous avez totalement raison ; exporter la partie 'technique' hors de l'aquarium d'agrément est une bonne idée. Y placer une zone 'refuge algal' un concept intéressant. Voici quelques éléments que je peux apporter à votre réflexion.
  • La décantation fonctionne ici plus précisément en filtration mécanique, le chemin de circulation n'autorisant pas le dépôt des sédiments par gravitation. Ce n'est pas un problème si l'entretien des masses filtrantes est régulier. L'usage de perlon ou de micron-bag est suffisamment facile pour ne pas être une corvée.
  • La zone écumeur (à hauteur constante = débordement) ne fait pas l'objet de critiques. Il faut choisir un écumeur performant et facilitant la sortie d'eau vers le compartiment suivant.
  • La zone dénitration à bioballes est plus précisément un dénitrateur à alcool. Ce type de dénitratation peut être aussi avec un DAS (Dénitrateur Autotrophe sur Soufre). L'usage d'un DAS peut également servir de 'générateur d'acidité' au RAC, cependant ce ne sont pas des équipements très simple à utiliser et leur utilité n'est avérée que dans des circonstances assez particulière aussi je déconseille leur usage aux débutants.
  • La zone refuge me parait bien petite au regard de la zone de remontée. Il faut essayer d'avoir le maximum de place dans cette zone pour que l'effet bénéfique soit ressenti. Votre éclairage est, je suppose, prévu en opposition avec celui de l'aquarium principal (de nuit donc), cela réduit les variations de pH dues aux activités photosynthétiques. Le refuge peut être constitué de pierres vivantes, il est aussi possible d'y placer un lit de sable avec les mêmes avantages et inconvénients que pour celui placé dans l'aquarium principal. La circulation de l'eau dans le refuge doit être suffisante et une petite pompe de remontée permettrait d'assurer un débit constant. Si la fonction de 'dénitration' est réalisée par un DAS ou équivalent, cet équipement sera externe et le refugium utilisera la place laissée libre (le RAC ou RAH est lui aussi externe). En revanche s'il s'agit bien de bio-balles votre schéma est correct car la production de nitrate sera bénéfique aux algues mais dans ce cas un ruissèlement en mode 'humide' sur les bio-balles en sortie d'écumeur est nécessaire ce qui n'apparait pas sur le schéma.
  • Les diverses pompes péristaltiques doivent procéder à l'osmolation (maintien du niveau d'eau via la réserve d'eau osmosée, peut être au travers d'un RAH) ainsi qu'à la supplémentation selon un procédé 'Balling' je suppose. Je crois qu'entre RAC, RAH ou 'balling' pour la supplémentation vous devez m'apporter des précisions pour que je comprenne le schéma.
  • La zone de remontée est équipée des capteurs de niveaux (pilotage de l'osmolation, arrêt de la pompe de remontée si le niveau est très bas). La réserve d'eau osmosée dispose également de ce dispositif pour piloter l'électrovanne de commande de l'osmoseur. Peut être faut-il ajouter des 'timer' pour garantir des cycles quotidiens et des durées compatibles avec l'usage des équipements. De petits automates sont parfaits pour cela.
Pour conclure, si une décantation (ou plutôt l'aquarium technique) est un équipement idéal, la conception mérite réflexion, à partager sur les forums. Ici la forme allongée indique clairement l'enchainement des fonctions : Capture des particules, écumage des protéines, nitration, dénitration (refugium algal), supplémentation experte, osmolation. Autre avantage la dissimulation des équipements techniques bruyants et disgracieux. Je pense qu'ici rien ne manque mais il faut approfondir quelques points.

Algues filamenteuses

Questions


Mon bac : 300l, 7x39w en T5, un écumeur Tunze, filtre externe Rena XP3.
Qualité de mon eau : Nitrate = 5mg/l; DKH = 12; pH = 8.2; Ca = 380mg; densité 1025, t° 25; PO4 = 0.
Mon bac a 10 mois, j'ai un problème d'algues filamenteuses, j'ai pensé à plusieurs possibilités concernant la cause de cette poussée, mais laquelle ?
  1. J'utilisais jusqu'à présent une résine Nitrazorb (Rena) et j'ai arrêté son usage voici un mois.
  2. Je distribue trop de nourriture aux poissons. Je n'ai eu aucun nitrate pendant 8 mois et depuis 2 mois j'ai les poissons et aussi 5 mg/l de nitrate.
  3. Je n'ai pas assez de détritivores. Cette population est constituée de : Un gros bernard l'ermite et cinq petits de 1cm , un oursin diademe, deux crevettes, trois escargots pour une population en poissons de : Un Salarias fasciatus, un Oscenis bicolor, un couple de clown, un couple de Pterapogon , une demoiselle, un Centropyge lauriculus.
A votre avis, quelle est la cause des algues filamenteuses ? Quelle solution ?

Il m'a été conseillé de rajouter 7 a 8 bernards (5 a pattes rouges et 3 a pattes bleues tigrées) et des escargots mangeurs algues (Turbo spp) et un Zebrasoma flavescens ou un Paracanthurus hepatus. Je pense aussi que je vais remettre la résine Nitrazorb.

Que pensez-vous des conseils?
Serait-il possible que je rajoute un Chaetodon punctatofasciatus (sans rapport avec les algues) ou un Forcipiger flavissimus ?

PS : Hier j'ai constaté 3 bulles sur les vitres remplies d'oeufs env:30, ce sont les clowns ou les Pterapogons ?

Réponses

Toutes les suggestions que vous faites sont justes et il s'agit d'une conjoncture de faits (introduction des poissons, arrêt de l'usage de résine) ayant une conséquence normale. L'apport nutritif nécessaire et indispensable aux poissons entraine inévitablement une augmentation des nutriments profitables aux végétaux. Ceux-ci concurrencent les invertébrés et c'est la raison pour laquelle nous n'apprécions pas leur exubérance mais il s'agit d'un phénomène normal et sain. Dans votre cas les algues sont vertes et filamenteuses, il s'agit de Enteromorha, Derbesia ou Bryopsis.

Pour contenir les algues inférieures voici quelques pistes :
  • Réduire les apports en nutriments. Comme il est impensable d'affamer les poissons il est important de ne pas surcharger l'aquarium et l'introduction d'un nouveau poisson doit être guidé par cette réflexion. Il est inutile d'ajouter un splendide spécimen si le décor n'est pas à la hauteur.
  • Il faut mettre en place une épuration dont l'efficacité est en corrélation avec la production : Filtre mécanique et extraction avant réduction bactérienne, un bon écumeur est le meilleur moyen complété avec des filtres à maillage fin (perlon) nettoyés très fréquemment (au moins une fois par semaine). Filtre biologique, les pierres vivantes jouent ici un rôle fondamental, pour 300 litres il est nécessaire d'en placer environ 50 kg. Ce peut être complémenté par un lit de sable dont l'usage est cependant plus complexe à maitriser.
  • Il faut mettre en place une 'chaine trophique' et le rôle des détritivores et décomposeurs est aussi très importante. Votre population est effectivement sous évaluée et il faut renforcer sérieusement l'équipe (quelques BH mais surtout divers gastéropodes Astraea, Turbo, Trochus, ophiures, oursin Mespilia globulus, crabe Mithrax, limace Elysia, etc.) et aussi favoriser les populations de petits crustacés (amphipodes, isopodes, mysis). Un poisson chirgurgien Zebrasoma flavescens peut aussi aider (il a cependant une nette préférence pour les algues supérieures). Le Paracanthurus hepatus sera inefficace et trop grand pour l'aquarium. Ces poissons sont en revanche de forts consommateurs et de gros producteurs de déchets.
  • Il faut favoriser la concurrence des algues supérieures (Caulerpa, etc.), ces algues vont peut être proliférer aussi un aquarium refuge connecté au bac principal est la meilleure solution pour mettre en place cette concurrence. Un éclairage en opposition de phase nocturne/diurne favorise aussi la stabilité du pH.
  • Il faut assurer une bonne hygiène (élagage manuel, tempêtes et filtration provisoire à cette occasion en sortie de pompes de brassage avec un bas fin). Un maintien correct des paramètres physico-chimiques (vos paramètres sont très bons, rien à dire).
N'utilisez la résine qu'en dernier recours, il est plus sage de maitriser la situation avec les conseils pré-cités.

En ce qui concerne l'introduction d'un poisson papillon je vous le déconseille, s'il fallait introduire un nouveau pensionnaire parmi ceux que vous citez ce serait le Z. flavescens.

Enfin, en ce qui concerne la ponte, il s'agit d'oeufs de gastéropodes. Les Amphiprion sp vont surement pondre mais il choisirons une pierre située à proximité immédiate de leur territoire, les prépartifs seront très visibles, la surveillance par le mâle des œufs adhésifs aussi. Les mâles Pterapogon kauderni pratiquent l'incubation buccale.

19 novembre 2007

Problème de salinité

Question
Je viens de commencer mon aquarium récifal de 720l qui est en eau depuis trois semaines avec 90 kg de pierres vivantes. Je viens de vérifier la salinité avec un densimètre à aiguille (est-ce fiable ?) et je trouve comme résultat 1028 soit une salinité de 38 g/l. Que faire pour y remédier ? Car cela n'est pas bon du tout, non ?

Réponse
Effectivement les densimètres à aiguilles peuvent parfois donner des indications fausses, il faut les entretenir soigneusement, mais si l’appareil est neuf normalement il fonctionne correctement. Il suffit de vérifier son étalonnage en mesurant de l’eau douce (densité = 1000). Autre problème, tous les moyens de mesures de densité indiquent la salinité à la température d’étalonnage de l’appareil. Cela fluctue donc légèrement si la température de l’aquarium n’est pas celle d’étalonnage qui est généralement 25°C. D’une manière générale, tous les appareils ont une précision plus ou moins bonne en fonction de leur conception.

Avec notre hobby, la précision, ou valeur absolue, n’est pas si importante que cela tant que l’on reste dans une plage acceptable. C’est pourquoi 1025/1026 est un bon objectif car de 1023 à 1030 la salinité est acceptable dans nos aquariums récifaux. En revanche les variations brutales ne sont pas très bien acceptées par les animaux et il faut procéder à des remplissages d’eau neuve avec une salinité équivalente à celle de l’aquarium.

Dans votre cas 1028 n’est pas une valeur catastrophique, c’est même très correct. Pour une meilleure tranquillité vous pouvez redescendre – graduellement si des animaux sont déjà présents – vers 1026 qui est une sorte d’idéal mais sans une impétueuse nécessité. A terme vous vous équiperez probablement d’un réfractomètre qui rend la mesure plus fiable et plus précise.

18 novembre 2007

Algues vertes

Question
J'ai un aquarium de 350 litres en place depuis décembre 2005 sans problème depuis. Mais depuis un mois une mousse verte filamenteuse pousse un peu partout et recouvre pratiquement tout mes coraux. Pour l instant je les retire à la main mais cela continue et pourtant les pH, KH et nitrate sont OK...

Réponse
Pour la lutte contre les algues, outre l’élagage manuel, il faut maintenir une bonne population herbivore : Gastéropodes, oursin, BH.

Il est aussi possible que cette récente poussée soit due à un taux de phosphate anormal. Il faut vous en assurer et avoir une certitude.
Si cette hypothèse est confirmée, la lutte anti-phosphate consiste :

  • A maintenir un dKH au-dessus de 8 (10 est bien) ; utiliser pour cela un ‘buffer’ comme SeaBuffer de Seachem
  • Bien écumer
  • Utiliser la méthode ‘paille de fer’ pour précipiter les phosphates ; quelques grammes de paille de fer, entourés de perlon sont placés dans un petit récipient dans la décantation ou l’aquarium. Ce sachet est laissé quelques heures ou quelques jours en absorption passive, la paille de fer doit alors présenter une couleur rouille. Il faut la retirer précautionneusement pour ne pas faire s’écouler la rouille dans l’aquarium. Les phosphates sont précipités sous forme de petites billes noires et retirés de l’aquarium par la filtration mécanique.

Sable vivant plutôt que Pierres Vivantes ?

Question
Dans le 3ème tome de l'Aquarium Récifal de Julian Sprung & J. Charles Delbeek, il est clairement dit que le sable vivant peut remplacer TOUT ou partie des PV dans un système berlinois. Qu'en pensez vous ? A long terme ? Y a t-il une incidence sur la faune notamment piscicole, à proposer ? Au final, j'installe un système berlinois d'occasion récent bien éclairé, en principe bien brassé et écumé de 130x60x60, avec surverse centrale.

Réponse
Le remplacement de la totalité des PV, même si cela est, certes, possible, ne semble que théorique. A moins d’une volonté dePublier le message reproduire un biotope algal il est préférable d’introduire des pierres vivantes, ne serait-ce que pour reproduire l’environnement naturel de la plupart des animaux récifaux conservés.

Dans le cas d’un DSB, le lit de sable est le ‘moteur’ principal de l’auto-épuration biologique. La principale difficulté, comme vous le suggérez, est d’installer la microfaune correspondant à ce biotope et trouver un sable ‘vivant’ dans le commerce n’est pas facile. Il est très préférable de rencontrer des amateurs pouvant donner une partie de leur microfaune. Après, il faut introduire les détritivores et autres macro-animaux de ce biotope mais cela est plus facile.

Partir sur une base ‘berlinoise’ classique est préférable car plus simplement maitrisée, vous faites le bon choix. Cela n’empêche pas de tirer bénéfice d’un apport d'une bioturbation du substrat, voire d’une connexion à un refuge.

Le pH est trop bas...

Question concernant le PH.
Je ne comprends pas pourquoi quand j’ajoute un produit pour augmenter le PH, directement celui-ci diminue ? J’ai essayé du buffer, du cabonate et du bicarbonate de sodium, du Tetra PH PLUS et toujours le même effet ...
Mon bac est magnifique, les coraux grandissent et tout va bien mais mon PH reste à 7.8 le soir. Mon PHmètre est étalonné...mais dès que j'ajoute un produit tampon ou pour augmenter le PH, passe directement à 7.6 et je panique ! Que puis-je faire ?

Réponse
La dureté carbonatée évite les variations de pH par son effet 'tampon' qui neutralise la formation d'acide carbonique.

L'acide carbonique est du à la présence de CO2 qui a tendance à croitre en phase nocturne et baisser en phase diurne (activité de photosynthèse des végétaux). Cela est ressenti en aquarium par le faible volume d'eau alors qu'en milieu naturel ce phénomène est plus marginal.

Il est intéressant de mesurer le pH matin et soir pour évaluer la nécessité d'augmenter le pouvoir tampon. Le buffer est ainsi un excellent régulateur mais pas réellement un élévateur de pH, certains 'buffer' présentent un pH de l'ordre de 7,8 (l'hydrogénocarbonate, ou bicarbonate de sodium, a un pH de 7,6). Il est donc intéressant de mesurer le pH du buffer et de vérifier la dureté carbonatée de l'eau du bac avant de prendre la décision de l'ajouter dans l'aquarium.

Un taux anormal de CO2, par un mauvais brassage limitant les échanges air-eau, est la raison principale invoquée mais un pH bas peut aussi s'expliquer par une dégradation organique importante (trop de nourriture par ex.), voire la qualité de l'air dans la pièce où se situe l'aquarium.

Un pH de 7,8 est bien sur une limite basse à surveiller mais n’est un désastre. Il peut être augmenté (avec grande prudence) en utilisant un buffer basé essentiellement sur du carbonate de sodium et du borate de sodium ainsi que par l’utilisation d’un RAH.

Les coraux magnifiques sont quand même un excellent bio-indicateur aussi agissez avec circonspection.

27 octobre 2007

Petits ajustements après le démarrage

Question
1. J’ai vu chez Néo+++, un passionné français qui construit son matériel et le vend, un réacteur qui me semble très bien, connaissez-vous ce réacteur?

2. Puis-je (ne connaissant encore rien aux réacteurs à calcaire) installer mon réacteur dans la pièce à côté de mon aquarium (garage à +/-5m de distance) en dessous du niveau de l’aquarium (1.2m) et que le débit de sortie parvienne à retourner à l’aquarium à cette distance et à ce dénivelé juste par la puissance du by pass de la pompe ou bien suis-je obligé d’employer un filtre à décantation ? Vu que c’est un Pergula 90 avec filtre interne, c’est plus compliqué de mettre une décantation…

3. Mon écumeur à injection ne fonctionne qu’en laissant une eau noire dans le godet. Le venturi est ouvert au maximum. Or j’ai lu sur le net que l’eau du godet, pour fonctionner au mieux, doit fournir une eau couleur « thé ». Mais je n’y parviens pas…mon écumeur est-il trop faible ?
Si oui, puis-je en ajouter un second en parallèle ou vaut-il mieux en acheter un plus gros ?

4. Mon PH est assez faible.(7.8 ; 7.9) J’ai utilisé un buffer pour le faire monter et c’est mon KH qui a monté à plus de 20°. J’ai lu que, dans ce cas, il faut ajouter du « Carbonate de sodium » (pas du Bicarbonate !) pour augmenter le PH sans modifier le KH déjà haut ? Problème : toutes les pharmacies refusent de me le vendre pour des raisons obscures ???? Que puis-je utiliser d’autre comme produit disponible? Du Naoh m’a dit un ami???

5. Le matin, mon sable est bien blanc, puis dans l’après-midi, il devient brun ? Je n’ai aucun problème d’algues sur mes PV et j’ai des algues Coralines ? Est-ce normal ?

6. Mon HQI fait 150W pour un bac de 90cm x 45cm x 50cm. Je pense que c’est insuffisant. 250W ne serait-ce pas mieux si l’on veut mettre quelques coraux durs ?

Voilà… nous voulons avoir un bac « Top » comme certains que je vois sur le net et surtout pouvoir reproduire les coraux pour pouvoir les partager avec d’autres amateurs et en prélever le minimum en mer…même si c’est un micro récif.

Réponse
1. Néo+++ ou néo3plus est une société fondée par Jean-Marc SCHAEFFER alias jms sur les forums. Aucun problème Jean-Marc est un passionné qui connait parfaitement son affaire. Son site : www.neo3plus.com

2. Le débit est faible en sortie de réacteur, donc selon moi cela devrait aller même avec les pertes ‘en ligne’, peut être un risque de colmatage des tuyaux. Il faut poser la question directement à Jean-Marc si vous achetez son matériel. L’autre solution serait de déporter une décantation complète dans le garage (avec écumeur, réserve d’eau osmosée, etc.).

3. La couleur thé est le résultat d’une production plus importante d’écume, ce qui améliore effectivement le rendement de l’écumeur. Cela ne signifie pas que votre écumeur ne fonctionne pas (à moins de ne produire que quelques ml par jour) ou est insuffisant. Son dimensionnement est fait en fonction de la charge d’un aquarium mature pas en période de rodage. Disons qu’un écumeur plus puissant serait plus confortable

4. Le buffer agit en tampon sur le pH pour éviter les variations diurnes/nocturnes dues à l’activité photosynthétique des plantes. Une valeur de 8 est très bien mais il ne faut pas en ajouter au-delà de 12 en pensant augmenter le pH. Il est préférable d’agir sur le brassage (augmentation du ratio 02/CO2) et la maintenance en retirant le maximum de déchets organiques (producteurs d’acide carbonique). Dans votre cas, un pH de 7,8/7,9 sans être idéal est loin d’être catastrophique aussi il est inutile de chercher à augmenter la dureté.

5. Il s’agit d'une production végétale qui n'a rien d’anormale. Le sable est blanc au matin signifie que la bio-turbation fait correctement son boulot.

6. Vous avez approximativement 370 W/m² pour une profondeur raisonnable, c’est déjà pas mal et pour certains coraux mous symbiotiques cela convient très bien, vous pouvez éventuellement ajouter des T5 24W. Mais avec 250 W vous aurez 600 W/m² ce qui constitue une sorte d’optimum selon moi, vous autorisant effectivement à placer des coraux durs (mais il faut que les autres paramètres soit satisfaisants).

15 septembre 2007

Lutte anti nitrates par méthode vodka

Question
Nous avons fait l'acquisition d'un aquarium Pergula 90 d'Aqua Medic, normalement conçu pour du récifal. Cependant, je me pose des questions concernant le filtre.

Nous avons des nitrates et je me demande si cela ne provient pas du filtre. Après l'écumeur, il y a un peu de mousse bleue. Je la nettoie tous les 2 jours pour éviter la colonisation de bactéries mais est-ce utile de le laisser? De même, dans la conception du filtre, il y a un écoulement semi humide sur bioballes? Cela ne crée-t-il pas aussi des nitrates? Devrais-je l'enlever?

Autre question, j'ai lu un article très complet sur la dénitratation par utilisation de vodka... cela me semble une méthode intéressante. J'ai déjà utilisé dans un autre bac le dénitrateur Deltec avec les sachets et l'Aquamedic avec Denitriballs mais je trouve l'entretien fastidieux...

Cette méthode, (en deux lignes!), vous paraît-elle utilisable à l'heure actuelle?

Réponse
La mousse bleue ne me semble pas responsable des nitrates avec le soin avec laquelle vous la nettoyez. Seulement un peu de perlon sera encore plus simple.

L’écoulement semi humide sur bio-balles est effectivement un ‘nitrateur’, très efficace pour assurer la première transformation des déchets (nitrites) en nitrates. C’est très bien avec un FO, moins bien en récifal où, à priori, cette fonction est moins utile du fait du peu de poissons producteur de déchets. La solution est de supprimer cet étage et de veiller à ce que la quantité de pierres vivantes (nitratation-dénitratation) soit en quantité suffisante versus la quantité de déchets à épurer.

Si l’équilibre est atteint, il n’y a pas de raison à ajouter un dénitrateur, excessivement difficile à régler dans un petit aquarium et réservé à des installations conséquentes ou aux amateurs expérimentés.

La méthode vodka (ou glucose) consiste à apporter du carbone non organique pour ‘nourrir’ les bactéries des pierres vivantes responsables de la dénitratation et favoriser ainsi leur croissance. C’est efficace mais risqué à utiliser car le dosage est difficile à évaluer. Si vous vous lancer dans cette opération je vous conseille d’être prudent et de sous-doser les ajouts, par exemple une pointe de couteau de glucose par semaine. Un apport de souches bactériennes du commerce me semble moins risqué (Bacnet, etc.). Autre solution une poche de résine anti-nitrates utilisée dans le circuit de filtration mécanique.

Dans tous les cas ces techniques (plus ou moins efficaces) ne sont à utiliser que ponctuellement car elles ne sont pas viables dans la durée. Il faut trouver un équilibre naturel au sein de l’aquarium récifal. Un bon brassage, une filtration mécanique (par écumeur avec un premier piégeage des grosses particules et exportation via un peu de perlon), une poche de charbon actif de qualité supérieure, surtout une bonne quantité de pierres vivantes, éventuellement un substrat vivant, et… une population très faible en poissons et élevée en petits animaux détritivores, sont les clés du succès. L'équilibre est parfois assez long à atteindre, généralement plusieurs mois, et il faut être assez patient et ne pas précipiter les choses.

Red Sea Max ou mini ?

Question
Le format 'tout en un' (sans son socle) me permettrait d'envisager, en tenant compte de modifications comme vous le suggérez, de passer à l'eau de mer en récifal. Question de volume et surtout, d'ergonomie dans une pièce déjà meublée et ne pouvant être transformée en labo. Avec l'objectif global classique d'une paire de clowns avec des coraux mous. Vous parait-il possible ou non de réaliser assez simplement un éclairage qui serait adapté, pour accueillir potentiellement une anémone du futur?
Ou faut-il oublier d'emblée?
Et une curiosité quant au volume d'eau requis pour un bénitier (que c'est beau en plongée).

Réponse
Le petit aquarium compact que vous décrivez se prête assez mal à la maintenance des anémones. Ces animaux sont souvent de très grande taille (20 à 30 cm de diamètre), peuvent se déplacer, nécessitent des paramètres assez rigoureux pour survivre, etc.

Il est certain qu’un aquarium spécifique avec un couple d’Amphiprion sp. et une anémone symbiotique est vraiment splendide CF nanozine.blogspot.com et cela tente beaucoup de débutants. Mais cela demande aussi un certain savoir-faire qu’il n’est pas évident d’avoir, même si quelques débutants réussissent très bien dans cette entreprise.

Le bénitier (Tridacna) est aussi une petite difficulté (éclairage et calcification importants). Cependant celui-ci peut être introduit ultérieurement avec plus de facilité qu’une anémone qui nécessite un aquarium spécifique dans un petit volume.

Je vous conseille de réaliser votre aquarium en fonction de votre projet final et donc de considérer brassage, éclairage, etc. en fonction des besoins futurs. Ainsi un HQI (halogénures métalliques) vous donnera plus de latitude dans le choix des animaux conservés que des tubes fluos. Dans cette hypothèse un aquarium type Red Sea perd une partie de son intérêt et il est préférable de s'orienter vers un aquarium 'ouvert'. S’il vous semble prudent d’acquérir de l’expérience, cela peut se faire avec un Max et un couple d’Amphiprion ocellaris et des coraux mous résistants sans être trop envahissants tels les Sarcophytons, Lobophytum, Sinularia, Cladiella, lytophyton ou encore les Discosoma, Rhodactis, Ricordea, zoanthus. C’est déjà très satisfaisant et n’ajoute pas de difficultés à l’entreprise qui reste assez prenante.

PS Quelques infos sur le Red Sea Max

Ajout de sable et de coraux durs, et commentaires sur la maturation

Question

Cela fait maintenant 8 mois que mon aquarium est en route, et il a pris une belle vitesse de croisière! J'ai donc quelques coraux mous et même des dures ainsi qu'un Zebrasoma flavescens, un Paracanthurus hepatus, et un Chelmon rostratus. J'aimerais maintenant poser un peu de sable sur le fond car je n'en ai toujours pas mis! Mais en même temps j'ai peur de troubler l'équilibre et comment il faut que je fasse pour le disposer au fond sans tout chambouler. J'ai une très bonne microfaune , en faite se serait surtout pour le côté décoratif qu'en pensez vous? J'aimerais commencer aussi à mettre quelques acropora mais est ce que c'est encore tôt ? Pour moi je pense commencer par un seul déjà et voir ce que çà donne, est ce une bonne solution?
Réponse
Eh bien, avant tout félicitations ! Vous devez être assez fier de votre aquarium. Il me semble en parfaite santé, pas d'algues inférieures mais des corallines, etc.

Le Chelmon rostratus s'adapte bien à la captivité ? Ce n'est pas un poisson facile à acclimater, si vous y arrivez cela sera une fierté de plus.

Pour l'esthétisme vous pouvez déposer une fine couche de sable corallien (aragonite) préalablement débarrassée de sa poussière par de multiples lavages (le dernier avec de l'eau de l'aquarium). Seulement il ne faut pas espérer une action dans le cycle de l'azote, seulement un décor et un terrain de jeu pour la faune benthique qui s'y sentira plus à l'aise. Pour l’ajout du sable, j'utiliserais un entonnoir large (une bouteille en plastique coupée convient), emmanché sur un tuyau de descente en PVC, de Ø 20 mm ou supérieur, afin de guider au maximum le sable dans sa descente et réduire le trouble de l'eau. Attention à ne pas engorger l'entonnoir, il faut y aller peu à peu.

Pour l’ajout de coraux durs, comme Acropora sp., il faut procéder patiemment (comme toujours). Comme vous le suggérez, un essai avec une bouture est préférable, d’autant qu’il va falloir apprendre à maîtriser la supplémentation calcite. Au vu de l’aquarium cela doit être possible, quelques semaines après avoir ajouté le sable (qui n’est cependant pas nécessaire dans votre configuration).

Attention au placement du corail : L’emplacement est critique dans l’acclimatation. Il faut un endroit fortement brassé et éclairé et sans risque de contact avec les coraux voisins (attention aux filaments mésentériques des LPS, gardez une distance de sécurité de 20 cm). Coraux mous, coraux durs SPS et coraux durs LPS, cohabitent très mal. Certains coraux mous qui semblent inoffensifs (Actinodiscus par exemple), brûlent les coraux durs alors qu’ils voisinent bien avec les anémones coloniales (Zoanthus, etc.).

Encore bravo pour votre aquarium, mature il promet d’être magnifique.

Commentaires
C'est vrai que l'ont ressent toujours une fierté lorsqu'on réussi quelques chose, surtout un aquarium récifal!

Mais comme tout, je pense qu'il faut le faire avec son cœur et consacrer du temps et surtout respecter la nature et la laisser diriger les choses car elle sait mieux le faire que nous! J'ai eu les problèmes de tout le monde : algues, ph, nitrates, phosphates... preuve sur la photo :Et bien je ne me suis pas affolé, j'ai laissé faire, je n'ai rien touché, rien rajouté juste un changement de 10% d'eau tous les mois et nettoyage de la coupelle d'écumeur 4 fois par semaine, au début car maintenant j'en suis à 1 fois! Ensuite j'ai rajouté quelques détritivores 10 bernard l'hermite, 20 turbos, 10 Astrea étoilés,1 oursin, 2 Lysmata amboinensis, 2 Lysmata debelius, 2 ophiures. Pour le reste j'ai eu la chance d'avoir des détritivores, arrivés avec les pierres, se reproduire en un temps record comme des escargots et surtout des Dolabella (lièvre de mer de 4 à 5 cm). J'en ai eu, sans mentir, au moins une centaine et ils m'ont fait un travail du tonnerre en deux fois moins de temps que les autres détritivores que j'avais rajouté. Maintenant je n'en ai plus qu'une vingtaine, la population s'est régulée d'elle même! J’ai toujours les autres détritivores que j'avais rajoutés moi-même. Enfin voilà, je pense aussi que la qualité des pierres vivantes joue un rôle déterminant et je n'avais pas eu peur de prendre de la qualité et du brut, même s’il m’a fallu une journée de nettoyage complet des pierres!

Mon Chelmon rostratus s'est très bien adapté. Cela fait 3 mois qu'il est dans l’aquarium. Il a eut une toute petite poussée de points blancs sur les nageoires qui a duré 2 semaines, probablement à cause de mon Zebrasoma flavescens qui n'arrêtait pas de "le courser". Tout est parti maintenant et ils s'entendent plus ou moins bien maintenant, avec quelques petits sprints de temps à autres histoire de rappeler qui est le dominant. Mon Zebrasoma flavescens a vraiment sale caractère!!! Par contre entre le Paracanthurus hepatus et le Zebrasoma flavescens c'est le grand amour, ils sont toujours ensemble. Cela va peut être vous faire bondir mais ça fait maintenant deux mois que mon Chelmon rostratus se nourrit exclusivement sur les pierres vivantes et il est toujours en pleine forme. Il se nourrit d’artemias vivants lorsque j'en distribue mais ce n'est pas régulier. J'utilise surtout des granulés spécial eau de mer pour les chirurgiens qui adorent ça, ensuite ils complètent leur repas sur les pierres, car il y a toujours quelques algues supérieures dans un coin.

Enfin je tenais à vous remercier pour les conseils et pour le site ou il y a toutes une série de pages sur comment faire la mise en route d'un aquarium récifal "berlinois". Cela m’a beaucoup aidé et en faisant les choses dans l’ordre décrit, cela marche très bien. Combien d'amateurs j'ai vu abandonner le récifal à la première poussé d'algues… C'est dommage de foncer tête baissée! Avec la lecture, on enregistre et tout devient plus simple et on arrive à faire face aux problèmes.

Pour l'instant je fais mes supplémentations de calcium avec de l'eau de chaux manuellement comme je n'ai pas beaucoup de coraux durs ce n'est pas trop fastidieux. Lorsque cela est utile je relève le KH avec un buffer à diluer dans l'eau, pareil pour le magnésium. Utilisation de produits classiques pour le strontium, iode, oligo-éléments. Je sous-dose toujours ces produits.

En espérant que cela continue... Mais on ne finit jamais d'apprendre et il y a rien de mieux que l'expérience!

13 août 2007

Schéma d'une décantation compacte

Question

Je vais débuter dans le micro-récifal avec un bac de 58*58*69 (de haut). Je compte le percer. Dans le meuble j'ai un emplacement max de 45*42*60(de haut).
Je souhaite avoir des conseils sur un système de filtration sous le bac. Quoi prendre et comment faire ? Où mettre l'écumeur et comment ?? Où trouver un système pas trop onéreux ?
Quel système et puissance pour les pompes de brassage et combien en mettre (et où) pour un bac de cette taille.
A propos des pierres vivantes pouvez-vous aussi me conseiller quelles sortes acheter et où les acheter (sur le net ou en magasin...j'habite près de l'Allemagne)

Réponse
Le système de filtration sous le bac s’appelle décantation (bien que le cheminement de l'eau ne permette généralement pas la décantation par gravité des sédiments, il serait plus juste de parler d'aquarium technique). Dans votre cas, c'est une décantation compacte constitué de 3 zones :
1. La zone d’arrivée équipée d’une filtration mécanique à base de perlon ou une ‘chaussette’ filtrante.
2. Une zone à niveau constant dans laquelle on place un écumeur
3. Le dernier compartiment sert pour loger la pompe de remontée.

Le système de chicanes permet le cheminement d'eau et le maintien d'une zone intermédiaire à niveau constant. Il faut prévoir un volume suffisant dans la décantation pour accepter l'arrivée de l'eau de l'aquarium si la pompe de remontée est arrêtée. Idem pour l'aquarium ou il faut envisager le blocage de la descente et l'arrivée de l'eau de la décantation avant désamorçage ou arrêt de la pompe de remontée.