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Microrecif est un site consacre a l'aquariophilie marine et plus particulierement aux debutants realisant leur premier aquarium recifal. Ce blog est son complement, mis a disposition pour repondre aux questions precises que vous vous posez, trouver une solution a votre probleme. Vous pouvez aussi poster des commentaires pour donner votre point de vue. Avant d'ajouter un nouveau sujet verifiez que celui-ci n'a pas deja ete traite ou que la reponse ne se trouve pas sur http://microrecif.ovh.org/. Comme le 'post' de message utilise votre service de messagerie, je vous demande un peu de patience avant de voir paraitre la question et la reponse. Soyez certain que je repondrai a toute question relative a l'aquariophilie recifale, en quelques heures ou quelques jours selon ma disponibilite (j'essaye toujours de faire tres vite !). Vous pouvez moderer mes propos en fonction de vos recherches et de votre experience car dans l"aquariophilie recifale mes certitudes sont souvent mises a mal par la realite d'installations donnant satisfaction alors que justement elles ne fonctionnent pas selon mes conseils. Precision : Les echanges restent anonymes sauf si vous souhaitez expressement que votre nom soit cite.

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28 mai 2008

Elevation de la température

Question
j'ai mis en eau mon aquarium récifal et je n'arrive pas à comprendre une chose: La température ne cesse de monter 27° au départ, après 8 jours : 30°, alors que le chauffage est éteint et que je n'éclaire pas aux HQI. Je me demandais si cela pouvait venir de mes deux pompes de brassage immergées ?

Réponse
Bien sur les pompes immergées chauffent. Leur puissance est indiquée et cela n’est pas négligeable.
Un aquarium récifal chauffe bien plus qu'un aquarium d'eau douce du fait des moteurs nécessaires au fonctionnement du matériel
Autre possibilité une panne de l'élément chauffant. Par le fait des autres éléments celui-ci peut être déconnecté sans risque d'une température trop basse, peut être cela suffira t-il.

Dans tous les cas il faut impérativement prévoir un ventilateur en 12V pour évaporer et ainsi refroidir l’eau de l’aquarium en été.

27 mai 2008

Le matériel indispensable

Question
J'aimerais savoir quel est le matériel indispensable pour débuter avec un récifal d’environ 200 L soit 60X 60 X 60 Sachant que je souhaite éviter un maximum de tuyaux et d’appareils.

Réponse
Un aquarium marin nécessite un équipement technologique, surtout lorsque l'on est débutant car un matériel performant pardonne plus facilement les erreurs de maintenance.

Les fonctions à assurer sont :

  • L'éclairage – Dans ce cas probablement une rampe HQI épaulée par des tubes T5 bleus/actiniques (bac profond et de ratio ramassé).
  • Le brassage - 2 pompes type Stream (hélas assez volumineuses), option 'technique' la Vortex d'Ecotech Marine + son pilotage électronique, option 'discrète' le closed-loop (pompes de circulation externes, par exemple deux Eheim 1260).
  • L'écumage - Soit logé dans la décantation, soit externe au bac (éventuellement accroché sur un coté), soit placé dans l'aquarium ou encore soit... absent. Dans cette dernière hypothèse l'épuration repose principalement sur l'action biologique. Cela nécessite un peu d'expérience et surtout savoir être raisonnable et dans le plan de population. L'écumeur peut aussi être partiellement compensé par des changements d'eau significatifs.
  • La cuve technique - Peut être remplacé par un filtre boite externe ou un filtre fontaine accroché sur un coté du bac. Ici encore cela peut être partiellement compensé par des changements d'eau significatifs.
  • L'osmoseur - Inutile si on dispose d'eau de qualité (par exemple eau de source ou minérale), rare chance de nos jours. Indispensable sinon.
  • L'osmolateur - Inutile si la compensation est manuelle et l'évaporation faible (groupe froid obligatoire). ne tolère que les absences de très courte durée pas plus de 2/3 jours. L'osmolateur (qui simplifie beaucoup l'entretien) peut être couplé directement à l'osmoseur par une électrovanne.
  • La climatisation - Le plus simple est un ventilateur 12 Volts commandé en même temps que l'éclairage, efficace mais évapore beaucoup et nécessite impérativement une osmolation. Autre solution le groupe froid (Peltier ou compresseur). Le chauffage est simplement fait par thermoplongeur.
  • La compensation due à la calcification des plantes et animaux. Cela dépend beaucoup de la population et des changement d'eau significatifs. 3 méthodes sont possibles : RAH, RAC et Balling. La moins 'technologique' est la méthode Balling qui utilise des solutions liquides de supplémentation. Elle est dite 'experte' lorsque différents éléments sont apportés sans modification chimique de l'eau de mer : Calcium, carbonate, magnésium et éléments traces.Il faut donc plusieurs flacons de solutions (de 4 à 6) L'apport est manuel et quotidien ou automatisé par pompe doseuses (péristaltiques).
Globalement le matériel reste donc imposant. L'idéal est de disposer d'un bac technique situé sous l'aquarium qui en dissimule une bonne partie. Choisir un biotope 'facile', un plan de population 'raisonnable' et avoir de l'expérience réduit la nécessité d'un matériel technologique performant.

Tube UV

Question
Peut-on mettre un filtre à UV en plus d'un écumeur ou pas?

Réponse
Les lampe UV sont des germicides qui détruisent les organismes vivants (plantes et animaux) dans l’eau. Ce système est utile dans les aquariums FO car les poissons sont souvent attaqués par les parasites. Dans un aquarium récifal à moins d’un problème avéré ce système est inutile.
Il ne pose pas de problème spécifique avec les pierres vivantes (la micro-faune/flore est benthique et très peu d'animaux vivent dans l'eau), ni avec les coraux mais ne se justifie pas en utilisation permanente. Si vous en avez un, vous pourrez l’utiliser en cas de problème, par exemple ‘la maladie des points blancs’ (Cryptocarion irritans), cependant l’usage est peu fréquent.
Gardez votre argent pour un investissement utile (de bonnes PV par exemple). L’écumeur en revanche est utile et efficace, sont action mécanique est complémentaire de l’autoépuration biologique apportée par les pierres vivantes et la biodiversité de l’aquarium.

02 mars 2008

T5, T8 ou HQI, et combien de temps ?

Question
J'allume le matin mon néon bleu avant les autres, et lorsque les blancs s'allument faut-il laisser le bleu ou l' enlever ?
J'ai un éclairage de 3X36w en T8 faut-il rajouter des tubes ?
Quelle puissance en Kelvin ?

Réponse
Le cycle complet ‘de base’ est de 12 h puisque les récifs sont situés dans les zones tropicales. Généralement la journée commence par les tubes bleus, puis le HQI ou les tubes blancs sont mis en marche 1 h plus tard. Idem le soir les 'blancs' sont coupés 1 h plus tôt que les 'bleus' pour faire des ‘transitions’. Cette base théorique peut être étendue de +/- 2 heures dans la pratique.
Les tubes bleus doivent rester allumés en permanence car leur spectre (450-460nm) est favorable à l’activité photosynthétique des zooxanthelles (algues symbiotiques des coraux).

La base est d'environ 1 Watt par litre ou 600 Watt par m² de surface à éclairer.

Certains amateurs ne jurent que par le HQI (complétés cependant par quelques T5), d’autres uniquement par une combinaison de T5. Il faut reconnaitre que ces deux technologies sont assez bien adaptées (en attendant les futurs rampes à LED de puissance).

Dans le cas de coraux durs SPS (Acropora, etc.) ou si l’aquarium est profond (supérieure à 50 cm) les HQI semblent donner les meilleurs résultats. Une température de 14000K est une bonne base. Une lampe entre 6500 et 14000K sera complétée par des tubes bleus actiniques, les lampes de température 20000K par des tubes lumière du jour (au moins pour favoriser la vision des couleurs des coraux).

Le T5 est la solution alternative à HQI. Dans le cas de coraux mous ou de LPS il est même peut être préférable d’utiliser les T5. Dans tous les cas il faut favoriser les températures de couleurs comprises entre 10000 et 20000 K par une combinaison de tubes (ou lampes) et prévoir une puissance conséquente (environ 600 W/m² pour une profondeur d’environ 50 cm).

Les coraux mous peu exigeants comme les Actinodiscus et Zoanthus peuvent se satisfaire de tube T8.

Le rendement des différentes technologies est à peu près identique. Le HQI demande une hauteur disponible au-dessus de l’aquarium supérieure. Les rampes T5 recouvrent pratiquement la surface et cette disposition augmente la température (prévoir une bonne ventilation). Les lampes HQI sont à changer tous les ans contre 2 ans pour les T5 qui coutent aussi plus chers à puissance équivalente. La forme de l'aquarium peut également influer le choix car les aquariums très allongés sont plus faciles à éclairer avec des tubes T5 ou T8.

La valeur en Kelvin (K) indique la température de couleur principale de la lampe, appelé aussi spectre lumineux. Plus la valeur est forte, plus la couleur est bleue.
Pour notre usage récifal entre 10000 et 20000 K est bien, c'est donc des couleurs froides proches du bleu (460 nm) favorables à la croissance par photosynthèse des zooxanthelles.
Un autre point de vue est le rendu des couleurs, ici l'agréable prend le pas sur l'utile.
Une combinaison de différentes couleurs augmente la largeur du spectre et aussi le rendu des couleurs dans l'aquarium pour l'observateur.

Les tubes peuvent être des ATI ou encore des Aquascience (tubes d'excellente réputation) ou des combinaisons :
  • Marine White d'Arcadia (daylight)
  • Osram 67 (blue)
  • JBL marine day et marine blue (pas trop mal)
  • L'actinique bleu d'Aqua Medic

Test des paramètres

Question
Comment mesurer le plus précisement les paramètres chimiques de l'eau ?
Pour le sel, on peut trouver un conductimètre.
Pour la température : le thermomètre digital.
Mais pour tous les autres paramètres, et hormis les tests bandelettes, comment faire ?

Réponse
Pour la mesure de température, il n'ya effectivement aucun problème pour trouver un thermomètre électronique.
Le conductimètre (TDS - résistivité) évalue très bien la salinité. Pour cette mesure le réfractomètre est également précis. Celui-ci mesure l'indice de réfraction proportionnel à la densité (l'appareil est étalonné pour une température d'environ 25°C).
Le taux d'oxygène peut être mesuré par un oxymètre mais il est cependant plus utile de mesurer le pH et éventuellement le potentiel redox (ce dernier tient compte du pH et du taux d'oxygène ou oxydo-réduction). Un simple pH-mètre suffit, il faut cependant choisir des sondes résistantes et capables de mesurer le redox (électrodes de verre pour le pH et de platine pour le redox). L'appareil doit être étalonné périodiquement avec des solutions références. Un pH de 7 doit être affiché si l'on retire la sonde pH et relie par un court-circuit les deux contact de la fiche coaxiale.

Pour les autres paramètres ; nitrates, phosphates, calcium, magnésium, dureté ; il est nécessaire d'utiliser les tests colorimétriques ou photomètriques. Ceux-ci sont souvent manuels et appelés 'kit de mesure' ou 'trousse d'analyse chimique'. Ils peuvent aussi être automatisés, par exemple la société Hanna propose une solution automate photomètre pour l'aquariophilie sous la référence HI 83203. Les bandelettes, très pratiques à utiliser, sont un peu moins précises que les réactifs présentés sous la forme de liquides ajoutés en goutte à goutte.

Osmoseur et osmolateur

Question

Pouvez-vous me donner plus d’information sur le fonctionnement entre osmolateur et osmoseur ?
Réponse
Le couplage osmoseur (appareil qui donne une eau douce de bonne qualité) et osmolateur (équipement charger de compenser la baisse de niveau d’eau due à l’évaporation) passe très généralement par une réserve.
La réserve est une cuve en verre ou un bidon en plastique alimentaire. La contenance est calibrée pour satisfaire aux congés d’été (à priori les plus longues absences). Le capteur de niveau de l'osmolateur pilote une petite pompe doseuse de faible débit, idéalement une pompe péristaltique, qui puise l’eau dans la réserve pour l’ajouter dans l’aquarium, éventuellement après passage dans un RAH (réacteur à calcium).
L'osmoseur est mis en marche manuellement pour remplir la réserve avant que celle-ci s'épuise.

Une autre technique consiste à piloter deux électrovannes (pour plus de sureté) et de coupler directement l’osmoseur à la compensation du niveau. Dans ce schéma deux capteurs de niveau pilotent les électrovannes car une panne pourrait avoir des conséquences très fâcheuses.

Dans ces deux solutions il est possible d'ajouter un 'timer' (horloge de programmateur horaire) pour limiter les effets négatifs d'un défaut de capteur ou d'électrovanne. Le temps de mise en service est calculé pour satisfaire la compensation de niveau mais sans mise en marche permanente. Dans le cas d'un RAH en service dans le circuit il est judicieux de ne mettre en marche le système qu'en période nocturne, temps pendant lequelle le pH est le plus bas et favorable à l'assimilation de l'hydroxyde de calcium.

16 février 2008

Les nouilles céramiques

Question
J'aimerai savoir si c'est bon ou pas de mettre les nouilles poreuses comme support à bactéries.

Réponse
Les supports comme les 'nouilles céramiques' sont efficaces pour assurer la ‘nitratation’ bactérienne. C’est une bonne chose mais qui demeure insuffisante pour un aquarium récifal ou la ‘dénitratation’ est particulièrement recherchée. Il faut en conséquence adopter une stratégie efficace sur ce point également.
Aussi il est commun de ne pas utiliser de tels supports et de privilégier les solutions 'complètes' comme celles apportées avec les pierres vivantes et les substrats épais qui assurent parfaitement ce rôle de complétion du cycle de l'azote.

Une technique consiste cependant à faire suivre un filtre bactérien aérobie, tel que celui réalisé par des bio-balles, bouilles céramiques, etc. par un dénitrateur à alcool ou sur soufre. C'est une solution acceptable dans un FO où la production de nitrate est importante, moins dans un aquarium récifal où les pierres vivantes devraient avoir la capacité d'épuration biologique suffisante. Si vous souhaitez ne pas mettre en œuvre un tel système, surtout si vous êtes débutant, je conseille la méthode berlinoise moins complexe à appréhender et à maintenir.

06 février 2008

Kit de filtration Tunze

Question
Je souhaite commencer mon bac récifale qui fait environ 160L brut, qui sera composé de coraux mous et petits poissons/gobies dans un premier temps. La place étant comptée, je souhaite votre avis sur cet élément TUNZE Compact Kit 16 qui sera placé en dessous de l’aquarium. Est-il bien dimensionné pour mon aquarium ?

Réponse
Le bac technique de filtration/osmolation Tunze 16 est effectivement très compact, idéal lorsque la place est comptée, de performances assez modestes, il ne faudra pas surpeuplé l'aquarium en poissons et dans ce cas le choix de la famille des gobies est judicieux, en étant assez homogène. Il convient donc pour cet aquarium. Son prix est généralement dissuasif car il est possible de réaliser sois-même un bac technique équivalent pour un coût plus modeste.

28 décembre 2007

Ecumeur et filtre externe

Voila, je suis en train de me constituer un bac (FO + coraux mous par la suite) de 100 litres (mon premier en eau de mer) et j'ai quelques questions :

Tout d'abord les caractéristiques de celui-ci :
  • cuve de 100 litres donc.
  • pompe de brassage de 1500 l/h (Koralia 1).
  • 15 Kg de pierres vivantes.
  • rampe 4x24w en T5 (2x actiniques et 2x 14 000°.
  • pompe externe EHEIM 440l/h.
Questions
  1. Je voudrais savoir si il est possible de conserver mon filtre extérieur pour éliminer les particules en suspension dans l'eau à conditions d'enlever les mousses et de les remplacer par des bioballes.
  2. Je n'ai pas d'écumeur actuellement, est-il indispensable au début sachant que les premiers coraux arriveront bien plus tard ?
  3. J'envisage d'acheter un Deltec mce600 pour sa compacité et son efficacité d'après les différentes critiques, n'est-il pas sur dimensionné pour 100 litres ?
Réponses
  1. Il est tout à fait possible de conserver le filtre externe. Le plus simple est d’éliminer toutes les semaines les particules capturées avant leur dégradation biologique, cela n’est pas contraignant si le filtre est équipé de robinets de coupures et cela fait également un petit changement d’eau. Pour cela un peu de perlon suffit et est préférable aux Bio-balles. CF Pourquoi pas un filtre externe ?
  2. Si l’objectif est de mettre un écumeur dans le système d’épuration alors oui, il est préférable de l’installer dès la mise en service (installation des Pierres vivantes). Il faut disposer du matériel même si cela retarde le démarrage. Il faut savoir être patient !
  3. L’écumeur Deltec MCE600 est très bien et fonctionne parfaitement avec un 100 litres. Vos capacité d'épuration biologique (PV, absence de lit de sable) fait que l'épuration technologique est indispensable aussi cet écumeur est un bon choix.
Remarque générale : Le schéma de circulation (brassage) est insuffisant. Attendez d’avoir votre écumeur et ajoutez au moins une autre pompe de brassage.

02 décembre 2007

Décantation et refuge

Question
Le micro récif fait 270 litres brut, c'est un un Pergula 90 à décantation interne. Je souhaiterais installer une décantation externe pour une meilleure capture des sédiments, l'installation d'un RAC, d'un écumeur plus puissant, d'un dénitrateur à bio balles et de pompes péristaltiques, tout en augmentant aussi le volume d'eau de mon bac, ce qui rendra plus stables les paramètres.
J'ai mis des chicanes pour permettre aux sédiments de se déposer (dont une amovible). Une cuve d'eau osmosée sera disposée à côté avec une vanne électromagnétique activant automatiquement l'osmoseur. Une sortie vers un Teco 200 sera disponible en été.
L'installation d'un refuge me paraît aussi intéressant car cela participe à une épuration naturelle qui est encore la plus efficace dans un bac à mon avis. J'ai fait un by-pass dans la décantation pour permettre un passage lent de l'eau dans le refuge. Pourriez-vous me faire des remarques vis-à-vis de ce schéma ?
Réponse
Vous avez totalement raison ; exporter la partie 'technique' hors de l'aquarium d'agrément est une bonne idée. Y placer une zone 'refuge algal' un concept intéressant. Voici quelques éléments que je peux apporter à votre réflexion.
  • La décantation fonctionne ici plus précisément en filtration mécanique, le chemin de circulation n'autorisant pas le dépôt des sédiments par gravitation. Ce n'est pas un problème si l'entretien des masses filtrantes est régulier. L'usage de perlon ou de micron-bag est suffisamment facile pour ne pas être une corvée.
  • La zone écumeur (à hauteur constante = débordement) ne fait pas l'objet de critiques. Il faut choisir un écumeur performant et facilitant la sortie d'eau vers le compartiment suivant.
  • La zone dénitration à bioballes est plus précisément un dénitrateur à alcool. Ce type de dénitratation peut être aussi avec un DAS (Dénitrateur Autotrophe sur Soufre). L'usage d'un DAS peut également servir de 'générateur d'acidité' au RAC, cependant ce ne sont pas des équipements très simple à utiliser et leur utilité n'est avérée que dans des circonstances assez particulière aussi je déconseille leur usage aux débutants.
  • La zone refuge me parait bien petite au regard de la zone de remontée. Il faut essayer d'avoir le maximum de place dans cette zone pour que l'effet bénéfique soit ressenti. Votre éclairage est, je suppose, prévu en opposition avec celui de l'aquarium principal (de nuit donc), cela réduit les variations de pH dues aux activités photosynthétiques. Le refuge peut être constitué de pierres vivantes, il est aussi possible d'y placer un lit de sable avec les mêmes avantages et inconvénients que pour celui placé dans l'aquarium principal. La circulation de l'eau dans le refuge doit être suffisante et une petite pompe de remontée permettrait d'assurer un débit constant. Si la fonction de 'dénitration' est réalisée par un DAS ou équivalent, cet équipement sera externe et le refugium utilisera la place laissée libre (le RAC ou RAH est lui aussi externe). En revanche s'il s'agit bien de bio-balles votre schéma est correct car la production de nitrate sera bénéfique aux algues mais dans ce cas un ruissèlement en mode 'humide' sur les bio-balles en sortie d'écumeur est nécessaire ce qui n'apparait pas sur le schéma.
  • Les diverses pompes péristaltiques doivent procéder à l'osmolation (maintien du niveau d'eau via la réserve d'eau osmosée, peut être au travers d'un RAH) ainsi qu'à la supplémentation selon un procédé 'Balling' je suppose. Je crois qu'entre RAC, RAH ou 'balling' pour la supplémentation vous devez m'apporter des précisions pour que je comprenne le schéma.
  • La zone de remontée est équipée des capteurs de niveaux (pilotage de l'osmolation, arrêt de la pompe de remontée si le niveau est très bas). La réserve d'eau osmosée dispose également de ce dispositif pour piloter l'électrovanne de commande de l'osmoseur. Peut être faut-il ajouter des 'timer' pour garantir des cycles quotidiens et des durées compatibles avec l'usage des équipements. De petits automates sont parfaits pour cela.
Pour conclure, si une décantation (ou plutôt l'aquarium technique) est un équipement idéal, la conception mérite réflexion, à partager sur les forums. Ici la forme allongée indique clairement l'enchainement des fonctions : Capture des particules, écumage des protéines, nitration, dénitration (refugium algal), supplémentation experte, osmolation. Autre avantage la dissimulation des équipements techniques bruyants et disgracieux. Je pense qu'ici rien ne manque mais il faut approfondir quelques points.

19 novembre 2007

Problème de salinité

Question
Je viens de commencer mon aquarium récifal de 720l qui est en eau depuis trois semaines avec 90 kg de pierres vivantes. Je viens de vérifier la salinité avec un densimètre à aiguille (est-ce fiable ?) et je trouve comme résultat 1028 soit une salinité de 38 g/l. Que faire pour y remédier ? Car cela n'est pas bon du tout, non ?

Réponse
Effectivement les densimètres à aiguilles peuvent parfois donner des indications fausses, il faut les entretenir soigneusement, mais si l’appareil est neuf normalement il fonctionne correctement. Il suffit de vérifier son étalonnage en mesurant de l’eau douce (densité = 1000). Autre problème, tous les moyens de mesures de densité indiquent la salinité à la température d’étalonnage de l’appareil. Cela fluctue donc légèrement si la température de l’aquarium n’est pas celle d’étalonnage qui est généralement 25°C. D’une manière générale, tous les appareils ont une précision plus ou moins bonne en fonction de leur conception.

Avec notre hobby, la précision, ou valeur absolue, n’est pas si importante que cela tant que l’on reste dans une plage acceptable. C’est pourquoi 1025/1026 est un bon objectif car de 1023 à 1030 la salinité est acceptable dans nos aquariums récifaux. En revanche les variations brutales ne sont pas très bien acceptées par les animaux et il faut procéder à des remplissages d’eau neuve avec une salinité équivalente à celle de l’aquarium.

Dans votre cas 1028 n’est pas une valeur catastrophique, c’est même très correct. Pour une meilleure tranquillité vous pouvez redescendre – graduellement si des animaux sont déjà présents – vers 1026 qui est une sorte d’idéal mais sans une impétueuse nécessité. A terme vous vous équiperez probablement d’un réfractomètre qui rend la mesure plus fiable et plus précise.

13 août 2007

Schéma d'une décantation compacte

Question

Je vais débuter dans le micro-récifal avec un bac de 58*58*69 (de haut). Je compte le percer. Dans le meuble j'ai un emplacement max de 45*42*60(de haut).
Je souhaite avoir des conseils sur un système de filtration sous le bac. Quoi prendre et comment faire ? Où mettre l'écumeur et comment ?? Où trouver un système pas trop onéreux ?
Quel système et puissance pour les pompes de brassage et combien en mettre (et où) pour un bac de cette taille.
A propos des pierres vivantes pouvez-vous aussi me conseiller quelles sortes acheter et où les acheter (sur le net ou en magasin...j'habite près de l'Allemagne)

Réponse
Le système de filtration sous le bac s’appelle décantation (bien que le cheminement de l'eau ne permette généralement pas la décantation par gravité des sédiments, il serait plus juste de parler d'aquarium technique). Dans votre cas, c'est une décantation compacte constitué de 3 zones :
1. La zone d’arrivée équipée d’une filtration mécanique à base de perlon ou une ‘chaussette’ filtrante.
2. Une zone à niveau constant dans laquelle on place un écumeur
3. Le dernier compartiment sert pour loger la pompe de remontée.

Le système de chicanes permet le cheminement d'eau et le maintien d'une zone intermédiaire à niveau constant. Il faut prévoir un volume suffisant dans la décantation pour accepter l'arrivée de l'eau de l'aquarium si la pompe de remontée est arrêtée. Idem pour l'aquarium ou il faut envisager le blocage de la descente et l'arrivée de l'eau de la décantation avant désamorçage ou arrêt de la pompe de remontée.

Lorsque cela est possible on peut ajouter une réserve d’eau osmosée et même un réfugium.
Le moins cher est de réaliser la décantation soi-même et d’y placer un écumeur (H&S par exemple) et une pompe de remontée (Eheim 1260). Sinon Deltec, Shuran et Tunze fournissent du matériel de qualité.

Pour limiter le bruit de descente, je vous conseille la technique 'Durso' :

L'eau est captée en surface par un peigne réglable en hauteur et arrive dans une boite : La surverse. L'aquarium est percé (sinon il existe des déversoirs-siphons mais cela est moins sûr), un tube diamètre 32 passe par un passe paroi et descend vers la décantation. Une prise d'air réglable permet de limiter l'entrée d'air et les bruits de succion. Une vanne ajuste le débit d'eau.
Pour répondre à la question concernant le brassage : Il faut connaître le biotope de votre aquarium. Si je pars sur l’hypothèse d’une zone pas trop ‘remuée’ je placerai deux pompes types ‘nanostream’ près de la surface en courant opposer que je piloterai à l’aide de programmateur journaliers. J’ajouterai une troisième pompe pour la zone intermédiaire-basse car votre aquarium est profond (d’ailleurs je vous conseille un spot HQI 250W).

Enfin en ce qui concerne les pierres vivantes, l’Indonésie est une bonne origine. Je ne connais pas directement les VPCistes, voici ceux, parmi les plus connus, dont la réputation est bonne :
  • Entraquariums
  • Aquarium-discount
  • Europeen Trading
  • Europrix
  • Marine-Life
  • Abris sous roche
  • All-Marine
  • Poisson d’Or
Je vous conseille de rejoindre un forum comme www.francenanorecif.com où vous trouverez de multiples conseils et des amateurs de votre région.

12 juillet 2007

Mise en route d'un DAS

Question

Suite à un déménagement mon taux de nitrate à explosé (plus de 50 mg/l) pourtant je n’ai eu aucune perte lors du transport, malgré un changement d’eau massif à l’aide d’eau osmosé je n’ai pas réussi à faire descendre mes nitrates j’ai donc décidé d’installer un dénitrateur sur souffre modèle MS300. Le dénitrateur fonctionne depuis 4 jours à un débit de 1 goutte par seconde environ. Depuis 1 jour le taux de nitrite à grimpé en flèche pour atteindre 33 mg/l en sortie (j’ai dirigé la sortie dans un récipient) mais les nitrates ne descendent toujours pas. Est-ce normal ?

Quel débit me préconisez-vous et combien de temps dure la mise en route du dénitrateur ? Une fois le dénitrateur lancé quel doit être le débit de croisière ?

Mon aquarium : 180L, écumeur Prizme de luxe, environ 25 Kg de PV, filtration sur perlon changé tout les 2 jours, brassage 2 maxijet 1200 + nano stream 1200

Population :
  • 3 Bernard l’hermite
  • 1 ophiure
  • 1 chirurgien jaune
  • 1 clown
  • 1 vanille fraise
  • 1 oursin diadème
  • 2 escargots
Réponse
Un DAS demande une période de mise en route pour la prolifération des bactéries dénitrifiantes (thiobacilus). Comme il n’est pas directement opérationnel, il est préférable de le mettre en service dés le démarrage de l’aquarium après l'introduction des pierres vivantes mais avant celle animaux et non pas dans un aquarium établi.

Autre difficulté il est assez difficile à régler correctement, du moins au début. Le débit de 1 goutte/seconde est celui conseillé à la mise en marche. Il faut augmenter très progressivement le débit en fonction de la progression des bactéries dans le réacteur (constatée en mesurant en sortie de réacteur le taux de nitrites (NO2) puis, lorsqu'il passe à zéro, de nitrates (NO3) ). Au bout de 4 jours je pense que vous pouvez augmenter à 2 ou 3 gouttes/seconde.

Le taux de nitrites (NO2) indique une activitée bactérienne. Il n’y aucune raison pour que le taux de NO2 ne descende pas, après ce sera au tour des NO3. Mais attention même si cela va mieux, il ne faut augmenter que très progressivement pour ne pas déstabiliser cette flore bactérienne se développant qu'en zone hypoxique (très peu d'oxygène).

Au final il faut trouver le débit qui correspond le mieux à votre DAS (quantité de soufre, surface, temps de passage) et votre aquarium (volume, production de nitrates). Les débits donnés ne sont que des indications (une moyenne de un litre par heure par kg de soufre), pour le modèle MS300 d'Aquavie cela fait un débit d'environ 2 litres/heure.

Bien sûr, je vous conseille de ne pas rejeter l’eau du DAS dans l’aquarium établi tant que le taux de nitrites n’est pas à zéro (ce que vous faite fort à propos).

L’article de Marc Langouet qui fait référence sur le DAS :

http://mars.reefkeepers.net/Articles/Denitrateur/DAS.html


Le DAS (Dénitrateur Autotrophe sur Soufre), quelques remarques :
  1. Un DAS est une solution très efficace pour abaisser le taux de nitrates. Il est mis en service dans les installations FO (Fish Only) qui produisent beaucoup de nitrates alors que la quantité de pierres vivantes n'est pas suffisante pour cette opération de transformation finale des nitrates en azote gazeux. Ce système n'est cependant pas exempt d'inconvénients, principalement la difficulté de réglage qui demande un contrôle suivi.
  2. Un DAS est souvent suivi d'un RAC pour réduire les rejets acides dans l'aquarium et apporter la supplémentation calcite. Je conseille cependant de pouvoir régler indépendamment l'injection du DAS dans le RAC par une dérivation car il est possible de produire trop de calcium avec ce moyen dans un aquarium peu consommateur.
  3. Pour réduire les nitrates, il est possible de doper ponctuellement la flore bactérienne des pierres vivantes par un ajout externe mais celui-ci ne servira pas à coloniser le DAS.
  4. Vous pouvez augmenter sans problème votre équipe de petits détritivores qui participe à la première étape de l'opération de recyclage des déchets.

14 mai 2007

Red Sea Max

Question
J'envisage de me lancer dans le micro-récifal par l'achat du RED SEA MAX est-ce une bonne idée? Je recherche aussi des exemples d'installation de pierres vivantes car je ne visualise pas les explications données dans les livres: terrasses en verres ou échafaudages en PVC.

Réponse
Le Red Sea Max connaît un beau succès et de nombreux débutants se lancent avec ce matériel. L’avantage est de trouver de bon conseils sur les forums. Je vous conseille www.francenanorecif.com où vous trouverez (par exemple) :
http://forum.aceboard.net/4978-1218-21686-0-Lancement.htm
http://forum.aceboard.net/4978-1217-23227-0-Projet-avec.htm
http://forum.aceboard.net/4978-1217-22626-0-revoir.htm
http://forum.aceboard.net/4978-1217-22207-0-demarrage.htm
http://forum.aceboard.net/4978-1217-23393-0-Ecumeur-bruyant-redsea.htm
http://forum.aceboard.net/4978-1217-21630-0-Regalge-ecumeur.htm
etc.

Le plus simple est de vous inscrire sur le forum et poser votre problème dans la rubrique débutant ou bien contacter directement les propriétaires du RS Max qui se feront un plaisir de partager leur expérience.

En ce qui me concerne, voici mon opinion :
  1. Le Red Sea Max est un aquarium ‘plug & Play’ mais il ne faut pas croire que cela ne donne pas de travail et ne demande pas de persévérance. Un aquarium de petit volume réclame soins, attention (j’allais dire dévouement) et aussi des moyens financiers. Ce loisir s’adresse donc aux passionnés et ma crainte avec le Red Sea, est que cela semble plus facile.
  2. Si vous êtes bricoleur, je vous conseille de faire un aquarium adapté très exactement à votre projet. Cela ne vous coûtera pas beaucoup plus cher et vous aurez la satisfaction d’une complète adéquation (le forum vous aidera dans cette démarche). En revanche si le bricolage vous rebute totalement, le Red Sea à l’avantage d’être une véritable base récifale.
  3. Avec le Red Sea Max il faut savoir limiter la population animale aux coraux mous, invertébrés résistants et vraiment avoir très peu de poissons. Pour vous donner une base : Un couple d’amphiprion ocellaris (clown) avec un Sarcophyton et quelques coraux mous comme les Sinularia, Discosomas avec quelques crevettes Lymata sont une bonne solution, il y a aussi des petits poissons comme les gobidés qui conviennent bien. Si votre projet consiste à mettre des poissons chirurgiens ou bien des coraux durs alors le Red Sea est soit incompatible car trop petit, soit inadapté car les modifications nécessaires retirent l’attrait de ce modèle compact.
Concernant les échafaudages :
Pour maintenir les pierres vivantes, la meilleure solution concerne à les percer pour enficher des tubes PVC ou des tiges de carbone. Cela assure un excellent support.

Optimisation du RAH

Question
Voilà je possède un bac de 77 gallons (environ 300 litres) et je possède un appareil pour le mélange de l’hydroxyde (dans mon cas il n’y a pas de pompe, mais un agitateur magnétique) je me rends compte que lorsque j’ajoute ma poudre, environ 6 CU/ta de poudre dans le réacteur, le produit réagit bien pendant disons 5 jours après je me rends compte qu’il n’a plus d’effet (ma lecture de ph est plus basse) pourtant il reste encore de la poudre non dissoute.

J’utilise de l’eau osmosée, un ami me dit simplement que c’est parce que l’hydroxyde cherche à se lier à d’autres atomes et que pour optimiser ce système il me faudrait avoir du carbone dans mon eau, il me donne l’exemple de me brancher directement à mon ro/di de façon à ne pas avoir de réserve d’eau, mais un système pressurisé qui contiendrait davantage de co2 dans l’eau, en lisant différents articles je me suis rendu compte que d’autres utilisait du vinaigre (la formule contient du carbone) et que cette façon donnait de bons résultats cependant je sais que ça créer des acétates de calcium qui seront digéré par des bactéries, mon ami me fait une mise en garde, car lui prétend que ça occasionne des problèmes pour les poissons à long terme.

En conclusion je me demande si je peux optimiser la dissolution de l’hydroxyde et je cherche à mieux comprendre cette chimie, je pense que j’observe que 40 % de la poudre n’est pas dissoute, c’est quand même mieux que d’ajouter des produits en deux étapes à tout les jours, mais il me semble que ça pourrait être mieux.

Réponse
Le constat que vous faite est effectivement similaire à celui que j’observe seulement dans nos aquariums miniatures nous nous satisfaisons d’une supplémentation partielle avec un RAH. La supplémentation peut être compléter si nécessaire par des solutions dites 'bi-composants' et dans le cas de coraux durs par un RAC. Le changement significatif de l’eau participe aussi à l’équilibre chimique de l’aquarium, un sel de très bonne qualité est gage de stabilité.

Aussi je n’ai pas approfondi cette optimisation possible mais le sujet est intéressant.

Je ne peux pas apporter plus d’informations pertinentes que celles que vous pouvez trouvez sur le web, par exemple :

http://www.reefscapes.net/articles/breefcase/kalkwasser.html
http://www.advancedaquarist.com/issues/feb2003/chem.htm
http://www.aquariumfish.com/aquariumfish/detail.aspx?aid=124&cid=124&search=

30 janvier 2007

Matériel pour un 45 litres

J'ai pour projet de réaliser un nanorécif abritant invertébrés et un ou deux petits poissons (type gobie).
Pour cela j'ai acquis un Rena bio3 50. En voici les caractéristiques :
Hauteur 44cm largeur et profondeur 39,5cm
La pompe intégrée a un débit de 310l/h
Filtration mécanique intégrée (mousse) plus filtration chimique et biologique
Chauffage 50W Et tubes fluorescent 18w avec 2 ventilateurs pour évacuer la chaleur.

Questions
  1. Le brassage est-il suffisant dans le cas contrainte quel type de pompe rajouter ?
  2. Un écumeur est-il nécessaire (j’ai lu dans un livre que la présence de poissons l'imposait) si oui quel type ?
  3. Peut-on se passer d'un osmolateur (j’ai lu que les crevettes sont sensibles aux variations de salinité) sinon quel type ?
Réponses
  1. Non, le brassage est réellement insuffisant. Dans un aquarium de ce volume il vaut mieux tabler sur un minimum de 30x le volume soit environ 1500 l/h supplémentaire. Je vous conseille une pompe comme la ‘Nanostream 6025’ de Tunze.
  2. Il est tout à fait possible de se passer d’écumeur si vous ne conservez qu’un ou deux petits poissons gobie. Il faut prendre le soin de procéder à des changements d’eau de 10% effectués très régulièrement chaque semaine, cela suffit à limiter les effets de la pollution organique et pallier aux principales supplémentations. L’épuration est réalisée principalement par l’autoépuration biologique apportée avec les pierres vivantes ainsi que par une filtration mécanique ‘légère’ : Un peu de Perlon changé chaque semaine est très largement suffisant. Un filtre fontaine captant l’eau de surface à l’avantage d’éliminer le voile de surface si le brassage est un peu faible. Je déconseille les filtrations chimiques si leur usage n’est pas justifié (un peu de charbon est une solution dans le cas de coloration de l’eau). Inutile d’utiliser des bio-balles ou des nouilles céramiques dans le filtre mécanique, c’est un usage très contestable avec les pierres vivantes.
  3. Il est très difficile de se passer d’un osmolateur dans un aquarium de petit volume. Cet automatisme va de pair avec la climatisation par ventilateurs et assure une autonomie suffisante pour s’absenter quelques jours. Je vous encourage à mettre en place une telle installation. Un osmolateur c’est une pompe à faible débit couplée à un capteur de niveau. Deux solutions :
    • Une pompe péristaltique et un capteur à interrupteur flottant (SP3000 Niveaumat).
    • Une pompe à faible débit et un capteur électronique (l’Aquadetec d’Alain34 informations sur le forum FranceNanoRecif)
    Les deux systèmes ont leurs avantages et inconvénients mais seront efficaces et vous faciliteront la maintenance de l’aquarium.
En ce qui concerne les crevettes, celles-ci sont effectivement sensibles aux variations (température, salinité, pH, etc.). C’est également vrai pour la plupart des invertébrés. Aussi un système d’osmolation ‘adoucie‘ les variations subies. Il faut y penser également lors des changements d’eau et lors du transfert d’un aquarium à un autre. Un apport d’iode en quantité très limitée (1 goutte / 2 jours) et une nourriture variée seront bénéfique à ces animaux.
Autre avantage de l’osmolateur : Celui-ci peut être couplé à un RAH ‘maison’ permettant la distribution d’hydroxyde de calcium dans le cas de conservation de coraux durs ou de bénitiers grands consommateurs de calcium.
L’apport d’eau douce ou d’eau préparée pour le changement doit se faire à partir d’eau ne contenant qu’un minimum de nitrates, c’est impératif. Dans le cas d’un aquarium de petit volume cela peut se faire avec de l’eau minérale en bouteille, ou, bien entendu, avec un osmoseur.

06 janvier 2007

Filtration

Question
Je possède un aquarium marin de 300 litres et je trouve que la filtration interne (existante à la base) n'est pas vraiment efficace. Je penche vers une décantation externe mais je ne sais pas trop comment la fabriquer, pouvez vous m'aider?

Réponse
Une décantation est vraiment la solution idéale pour réaliser une filration efficace mais aussi pour placer tout le matériel technique inesthétique dans l'aquarium. C'est très préférable aux solutions intégrées qui font appel à des techniques de filtration souvent inadaptées en récifal.
Deux cas : L'aquarium est 'à sec' ou bien en fonctionnement.
Si l'aquarium peut être vidé dans ce cas il est possible de le percer. Dans nanoZine est expliquée la technique du perçage au trépan béton.
Si l'aquarium ne peut être vidé dans ce cas il faut utiliser un siphon de bonne qualité comme le déversoir Tunze 1074.
Après il faut définir le rôle de chaque compartiment de la décantation selon vos choix :
  • Module écumeur (niveau constant)
  • Décantation / filtrage par perlon des sédiments / filtration par charbon actif en captation passive / climatisation
  • Refuge ou bac de quarantaine
  • Réserve d'eau osmosée
  • Zone réacteurs RAH et/ou RAC
  • Bac de retour (niveau variable) avec pompe de retour (x3 le volume d'eau)
Chaque compartiment est isolé des autres et l'eau circule par un jeu de chicanes et de débordements. Prévoir une décantation de bonne taille pour faciliter au maximum les opérations de maintenance. Autre précaution : Faire une descente de fort diamètre et la mettre inclinée pour éviter les bruits d'écoulement (le déversoir Tunze est de base assez bruyant).

Le plus simple est de commencer les plans et de les faire valider sur le forum Francenanorecif dans la rubrique matériel.

24 décembre 2006

Dosage du sel

Question
J ai fait mon test de densité de mon aquarium et je constate une densité à 1.020.
Pouvez vous m indiquer la quantité de sel à rajouter en sachant que mon bac principal est de 260 litres et ma decantation d environ 60 litres ?

Réponse (En avant première quelques extraits de l'article à paraitre sur le prochain nanoZine)
Tout d'abord voici un petit programme (très pratique) vous permet de calculer combien de sel est à peu près nécessaire pour obtenir une densité voulue :
http://www.webglaz.ch/artemias/ArmorDensity.html
(Attention il reste à intégrer le taux d'humidité contenu dans le sel, cette estimation ne suffit pas pour un résultat précis il faut mesurer la salinité avant utilisation.)

...Première règle : Il faut verser le sel dans l’eau et non pas l’eau dans le sel, cela peut sembler aller de soi mais il faut le savoir. Quelle quantité de sel ? Pour répondre à cette question il faut savoir à quelle salinité on veut arriver. En fait on parle très souvent de densité à la place de salinité car la densité est un paramètre plus simple à mesurer (il est aussi possible d’utiliser l’indice [réfractomètre] ou la conductivité pour caractériser l’eau de mer). L’aquariophilie récifale reproduit la salinité des zones tropicales (Océan Indien, Indonésie, Mer Rouge, Caraïbes). Les concentrations en sels pour ces régions sont assez proches et stables tout le long de l’année (à l’exception d’effets très localisés durant de fortes pluies dans les lagons et près des côtes). Les valeurs de densité mesurées sont comprises entre 1023 et 1026. Dans nos aquariums récifaux, c’est la valeur haute de 1026 qui est recherchée, propice à la croissance des invertébrés. Cette densité varie très légèrement en fonction de la température. Comme l’air, l’eau chaude est ‘plus légère’ que l’eau froide aussi une petite correction est nécessaire pour avoir la valeur réelle. Faut-il 26 grammes de sel pour faire une densité de 1026 ? Réponse : NON, il en faut beaucoup plus, environ 38 grammes par litre...

...Si l’eau est retirée rapidement, généralement sans inconvénient, l’ajout se fera, malgré la préparation très consciencieuse, avec précaution. L’idéal est de faire cela en goutte à goutte dans la décantation ou à la sortie d’une pompe de brassage afin de disperser le mélange en évitant les concentrations locales...

Pour répondre plus précisément à votre question :
38 g/l sont nécessaires pour obtenir une densité de 1026, pour un volume de 320 litres actuellement à 1020 cela fait (38 * 1026 * 320)/1020 soit environ 1,2 kg.

Attention : Cela ne peut être ajouté qu'en primo remplissage (c'est à dire lorsque l'aquarium n'abrite pas encore d'organismes vivants). Si l'aquarium contient des animaux il ne faut pas procéder de la sorte mais progressivement en augmentant peu à peu la densité. Pour cela il faut compléter le niveau d'eau due à l'évaporation naturelle par de l'eau salée à la même densité que celle de l'aquarium. Cela évite les chocs osmotiques aux animaux et une accoutumance en douceur à la nouvelle salinité.

17 décembre 2006

Aide pour un programmateur Arcadia série 3

Question
Je commence tout juste à mettre en place toute la partie technique d'un aquarium récifal de 700 Litres brut. Actuellement l'aquarium est en marche avec tout l'équipement, histoire de faire un essai du circuit et de l'étanchéité de l'ensemble et pour l'instant tout va bien cela fait 4 jours que ça tourne. Le dernier problème c'est ma rampe HQI de chez Arcadia, la série 3 (2x250W + 2 tubes bleu 2x30W) avec minuteur digital et non mécanique. Et bien, truc bête, je n'arrive pas à faire la programmation de l'allumage et de l'extinction pour chaque jours, même avec la doc (qui n'est pas terrible en plus, comme toutes les doc…). Si quelqu'un connaît cette minuterie et cette rampe et bien cela m'aiderai beaucoup d'avoir un coup de pouce pour la programmation.

Réponse
Voici la documentation Arcadia sur la programmation horaire de sa rampe série 3 : http://microrecif.ovh.org/Arcadia.pdf je trouve cela assez clair mais si cette explication ne suffit pas je vous conseille de poster un message sur notre forum http://www.francenanorecif.com vous trouverez sûrement un utilisateur de ce matériel.

PS : Votre aquarium promet d'être superbe !

Epilogue
Merci ! Ma rampe Arcadia fonctionne maintenant sans problème.

14 décembre 2006

Filtre à lit fluide

Question
Je serai intéressé d'installer un filtre à lit fluide sur mon bac et peut on y mettre de la zéolithe et du calcifix (Substrat minéral reminéralisant), qu'en pensez vous ?

Réponse
L'utilisation d'un filtre à lit fluidisé optimise le temps pendant lequel la zéolithe, placée dans un assez fort courant, est au maximum de son efficacité. C'est donc un procédé permettant d'amplifier l'effet d'adsortion (valable également avec le charbon actif) classique si vous optez pour ce type de filtration.
En ce qui concerne le Calcifix (mélange de débris de coquilles calcaire du fabricant Actizoo), je n'ai pas d'opinion sur ce produit que je ne connais pas vraiment, ni son protocole d'utilisation (de type RAC = injection de CO2 pour abaisser le pH et provoquer la dissolution de l'aragonite ? Pour info le pH doit être inférieur à 6,8 pour une dissolution de l'aragonite). A priori je serais prudent quant à son expérimentation en récifal (risque de relarguage de substances toxiques sur les invertébrés) et surtout pas en le mélangeant avec des zéolithes. D'ailleurs les deux produits n'auront probablement pas les mêmes cycles ou durée d'utilisation ce qui posera un problème d'entretien.

Je préfère une solution plus classique RAC pour l'ajout de calcium et de carbonates et (éventuellement) un filtre à lit fluidisé pour la zéolithe ou le charbon actif, c'est suffisament délicat à mettre en oeuvre en gérant chaque problème séparement !